L’intello et l’ouvrier. Débat Frédéric LORDON et Jean-Pierre MERCIER

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L’Intello et l’Ouvrier, deux mondes, deux défiances, deux ignorances, parfois deux rejets par où passent à la fois déférence et mépris. Avec le mouvement NUIT DEBOUT reviennent les images de Jean-Paul SARTRE en 1968 devant les ouvriers de Billancourt, ou la figure de Pierre BOURDIEU en 1995 avec les cheminots.

Et cette fois pour les NUITDEBOUTISTES, c’est LORDON qui s’y colle : « NOUS NE REVENDIQUONS RIEN », lancé à la foule au départ du mouvement, la formule de LORDON n’a pas manqué de choquer un militant ouvrier comme Jean-Pierre MERCIER, délégué syndical CGT engagé corps et âme à revendiquer dans la lutte contre PSA et que montre admirablement le film COMME DES LIONS.

Nous avons proposé à Frédéric LORDON et à Jean-Pierre MERCIER de venir débattre. À l’heure où, selon un tout récent sondage (modérément diffusé), 69% des Français estiment que la lutte des classes est une réalité, tandis que 59% jugent qu’elle les concerne, ce genre de débat est nécessaire. Le néolibéralisme a été accompagné de ce que Jacques Rancière appelle { « une contre révolution intellectuelle »}, dotée d’un très puissant appareil médiatique qui a ringardisé et criminalisé la longue lutte pour l’égalité.

Les contre-feux qui s’allument aujourd’hui sont incertains. En 1968, la rencontre entre le monde étudiant et les syndicats ouvriers n’a pas eu lieu. Aujourd’hui, le matin qui chante au bout de la nuit debout passe par la convergence entre les NUITDEBOUTISTES, les SYNDICATS OUVRIERS et les QUARTIERS POPULAIRES.

réalisation : Jeanne LORRAIN et Jonathan DUONG

 

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