QUI DOIT PAYER LA CRISE ? ATTAC EN A UNE PETITE IDEE ET LE FAIT SAVOIR !

samedi 22 mai 2021
par  MEAD Christine
popularité : 9%

Ce samedi 22 mai à 10 h 30, 23 militants et militantes ATTAC des comités locaux d’Aix en Provence, La Ciotat et Marseille ont mené une action symbolique à Aix-en-Provence.

Ils/elles ont recouvert un magasin Séphora d’affiches demandant : "Qui doit payer la crise ?".

- D’un côté, Bernard Arnault, propriétaire de LVMH dont fait partie Sephora, plus grande fortune française, dont la fortune a doublé pendant la pandémie, augmentant de 62 milliards d’euros, tout en échappant à l’impôt grâce à ses pratiques d’évasion fiscale.

- De l’autre, un chômeur, qui risque de voir ses allocations-chômage baisser du fait de la réforme de l’assurance-chômage qui doit entrer en vigueur au 1er juillet.

Ci-dessous : 2 photos de l’action de ce matin (cliquer dessus pour les voir en entier)

Cette action se déroule alors que le gouvernement prépare les esprits à une future cure d’austérité, se refusant obstinément d’envisager toute augmentation d’impôts pour les grands profiteurs de la crise : les plus fortunés et les grosses multinationales.

Après le « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron, il nous faudrait payer la facture. L’équation proposée par le gouvernement – réduire les déficits sans augmenter les impôts (ni revenir sur les cadeaux fiscaux octroyés aux plus riches) – ne peut être obtenue que par une baisse des dépenses publiques.

Une telle politique serait une grave erreur. Cela impliquerait inévitablement un nouvel affaiblissement des services publics et du système de protection sociale, au moment où la crise du Covid-19 a montré les dégâts considérables causés par l’austérité budgétaire et a renforcé les inégalités : nous avons toutes et tous en tête ces images et témoignages illustrant le manque de moyens dans les hôpitaux, les files d’attente d’aides alimentaires...

Par cette action, Attac interpelle le gouvernement et l’opinion publique :

Comment justifier de demander des efforts aux « premières et premiers de corvée », aux chômeurs·euses, aux retraités·es, alors que la fortune des milliardaires français a augmenté de 175 milliards d’euros de mars à décembre 2020 ?

Comment justifier qu’on réduise les APL ou les allocations chômage, que le SMIC ne soit pas revalorisé, qu’on prévoie une réforme des retraites qui réduirait le niveau des pensions, quand, en même temps, la fortune de Bernard Arnault a doublé entre mars 2020 et mars 2021, augmentant de 62 milliards d’euros ?

Il est inacceptable de demander à ceux et celles qui souffrent de la crise de se serrer encore la ceinture, tandis que les plus fortunés et les multinationales s’enrichissent.

Pour une taxe « profiteurs de la crise » :

Attac demande que le gouvernement fasse payer ceux qui se sont enrichis pendant la crise, en mettant en place deux mesures d’urgence :
- une taxe sur le patrimoine des 1% les plus fortunés ;
- une taxe sur le bénéfice exceptionnel réalisé par les multinationales pendant la crise.

Ces recettes supplémentaires exigées en urgence sont un premier pas vers la mise en œuvre d’autres mesures de justice fiscale qu’Attac défend depuis des années :
- Lutte contre l’évasion fiscale,
- Rétablissement et rénovation de l’impôt sur la fortune,
- Taxation des transactions financières...
qui permettraient de financer les services publics (santé, éducation...) et l’indispensable transition écologique.

Pour en savoir plus, lisez la note commune ATTAC France et OXFAM France sur le lien ci-dessous :
https://france.attac.org/nos-public...

Toutes les photos de Didier sur ce lien :
https://photos.google.com/share/AF1...


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