Les Voeux Insolents 2020 d’Attac Marseille

dimanche 29 décembre 2019
par  Hervé Thomas
popularité : 29%

En ce début d’année, qu’est-ce qu’Attac Marseille pourrait vous souhaiter de mieux ? Peut-être une super année de justice sociale, de partage des richesses et de démocratie, on peut toujours rêver et on va tout faire pour.

Une année où le cumul des mandats serait vraiment abandonné et permette le renouvellement du personnel politique et sa non professionalisation, nécessaires au bon fonctionnement de notre République. Au moment où les loups aux dents longues s’apprêtent à rempiler une fois de plus avec les municipales de mars, Attac Marseille leur donne un petit conseil : partagez la gestion des affaires, d’abord avec les citoyens, en particulier avec les femmes, et passez la main, ça sent la poussière et les vieux tapis tout ça.

Une année où les services publics locaux ne rapporteraient plus de dividendes aux actionnaires des multinationales comme Veolia, Vinci ou Suez, mais serviraient à mieux payer les personnels et réinvestir dans la collectivité.

Une année où nos enfants et petits enfants pourraient aller en vélo à l’université, au lycée ou au collège. Une année où il y ait une véritable prise en compte de l’espace urbain avec une priorité réservée aux modes de transports doux, piétons, poussettes, rollers, vélos en particulier dans le centre urbain et pour se rendre des quartiers de la périphérie vers le centre et vice-versa. Une année où les voitures seraient remises à leur place ni plus ni moins en favorisant la transition écologique et énergétique nécessaire à la préservation de notre planète,

Une année où serait instituée une véritable démocratie participative où les citoyens seraient consultés par référendum après débats publics dans les quartiers et les villages pour tout grand sujet les concernant comme par exemple la gestion de l’eau, l’aménagement du territoire ou la restauration collective.

Une année où les réserves foncières des collectivités locales seraient utilisées pour y installer de nouveaux paysans plutôt que des résidences, des entrepôts logistiques sans avenir où l’emploi y est plus que précaire et qui aggrave encore l’état de la planète que nous allons laisser en héritage à nos enfants en multipliant la bétonisation et les transports par route en circuits longs. Au moment où nos élus s’apprêtent à nous flatter et nous promettre la lune, il est temps de réfléchir à la mise en place de circuits courts, d’approvisionnement local et d’emploi paysan de qualité.

Une année où pour le 14 juillet, la Canebière ne servirait pas à des exhibitions guerrières mais à un grand pique-nique républicain et citoyen un peu comme le fait chaque année sur le plateau des Glières l’association des citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui. Alors pourquoi pas le 14 juillet à Marseille avec un festival de la chanson et de la poésie pacifiste avec des familles, des enfants, de l’accordéon. Invitons plutôt les militaires pour le carnaval et les moutons seront bien gardés. Bêêêêê.

Une année où chacun aurait droit à un logement digne de ce nom et où marchands de sommeil et spéculateurs immobiliers de tous poils seraient mis à la lanterne.

Une année pour abattre le mur honteux de La Plaine et tous les centres de rétention en rendant à Marseille sa vocation de terre d’accueil des peuples de la Méditerranée et d’ailleurs.

Et puis on va aussi souhaiter la liberté et la démocratie aux peuples du monde en lutte pour un autre monde possible, je pense en particulier à nos sœurs et à nos frères algériens, aux Chiliens qui n’en finissent pas d’en finir avec les dictateurs, et à tous ceux qui veulent nous mettre au pas.

Et puis une spéciale dédicace aux délogés marseillais et à ceux qui souffrent tant depuis des décennies de l’incurie de nos élus municipaux.


Annonces

Retraité.e.s en colère

Une pétition en ligne a été mise en place par les 9 organisations de retraité/es qui se sont réunies ce 11 avril : http://www.retraitesencolere.fr/ pour demander une loi de finances rectificative avec la suppression de l’augmentation de la CGS, la fin du gel des retraites et leur revalorisation. Une manière de maintenir la pression et de ne rien lâcher...