UN GROUPE D’ACTION ATTAC MARSEILLE POUR FAIRE TRIOMPHER LE RIC CONTRE LA PRIVATISATION D’ADP

mercredi 16 octobre 2019 : 18h30
par  Hervé Thomas

UN GROUPE D’ACTION ATTAC MARSEILLE POUR FAIRE TRIOMPHER LE RIC CONTRE LA PRIVATISATION D’ADP

ADP (Aéroports de Paris) est une société anonyme aéroportuaire, seconde capitalisation de l’agence des participations de l’État et société aéroportuaire d’importance mondiale. L’État détient 50,6% de son capital, dont la valeur boursière s’élève à 15 milliards 880 millions €.

Sa privatisation prévue par la loi PACTE serait réalisée dans des conditions économiques scandaleuses.

C’est une concession de 70 ans qui serait mise en concurrence. L’État devrait ensuite payer l’ensemble des biens de reprise.

Ce contrat sur une durée énorme est inaccessible au calcul économique actuel.

De plus, il ferait l’objet de nombreux avenants, plus difficiles à établir et contrôler que la gestion actuelle des aéroports.

Une Indemnisation préalable des actionnaires minoritaires est prévue. Elle vient diminuer le montant de la vente.

Le revenu annuel de la rente du capital issu de la privatisation serait placé en bons du Trésor. Il sera inférieur aux dividendes, en croissance, versés actuellement à l’État.

Dans les conditions de ce type de concession, l’autorité de régulation aéroportuaire aurait du mal à modérer les tarifs que l’opérateur privé, en situation de monopole, voudrait imposer.

Perte de la maitrise publique d’un énorme foncier et immobilier en ÎDF.

C’est le premier propriétaire foncier d’Ile-de-France, grâce aux 6 686 hectares des aéroports, dont 411 hectares sont disponibles.

Il détient aussi plus d’un million de mètres carrés de bâtiments (hangars, hôtels, bureaux, etc.)

Impact écologique supplémentaire désastreux

Il sera causé par les extensions commerciales créées pour majorer les résultats à court et moyen terme de la société concessionnaire.

L’État perdra la maîtrise de la croissance de l’activité aéroportuaire dans le temps long du bouleversement climatique.

Les risques de la gestion complète d’aéroports, portes d’entrée et frontières de notre pays, par une société privée ne sont pas acceptables.

La situation des salariés, déjà impactée depuis 2006 par la privatisation rampante, ne ferait que s’aggraver, à l’image des harcèlements subis à France Télécom.

Cette privatisation obéit aux mêmes ressorts que ceux à l’œuvre dans la destruction de nos services publics : livrer les pans rentables de notre économie (ultra rentable même dans le cadre des autoroutes, d’Aéroports de Paris ou de la Française des jeux) au détriment des besoins de nos concitoyens.

Ce « capitalisme de connivence », qui attribue entre membres de l’oligarchie ces fleurons aux multinationales, affaiblit d’autant les capacités économiques de l’État.

Aussi, 248 parlementaire ont déposé une proposition de loi constatant que les « aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent les caractères d’un service public national au sens du neuvième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. » et donc ne peuvent faire l’objet d’une privatisation.

Un référendum d’initiative partagée a ensuite été initié suivant l’article 11 de la Constitution.

Il a été accepté par le Conseil constitutionnel. La signature par les citoyens a démarré le 13 juin pour une période de 9 mois. Il s’agit de dépasser 4,7 millions de signatures.

Nous avons une occasion exceptionnelle de faire échec au processus de privatisations tous azimuts (Rail, Barrages, autoroutes, etc.) conduit à marche forcée par Macron et son monde.

Au 9 octobre, le Conseil constitutionnel dénombrait 864 000 soutiens.

Après avoir récolté 500 000 signatures en 3 semaines, la collecte s’est essoufflée pendant l’été.

ATTAC France s’est mobilisée depuis le début pour la victoire de ce référendum, entraînant de nombreux groupes locaux. Notre association constitue un creuset et un ferment du développement de la grande unité indispensable pour gagner.

Au moment du ralentissement de la campagne, que nous sommes forcés de constater, il semble de la responsabilité d’ATTAC Marseille de s’impliquer plus fortement.

Pour cela, le plus large regroupement est en cours de construction, non sans difficulté.

Le but de la réunion à laquelle vous êtes conviés à participer, c’est

De contribuer à édifier, de façon coopérative, un comité de convergence ouvert et étendu pour populariser ce référendum et pour collecter, par des mobilisations diverses, un maximum de signatures. Chaque entité pourra développer ses propres actions en toute autonomie.

En ce qui concerne les actions d’ATTAC Marseille

De constituer un groupe de travail spécifique, qui décidera de ses propres démarches et interventions.

Sur ces sujets, une première réunion du groupe de travail ADP, à laquelle l’ensemble des adhérents d’ATTAC est convié, se tiendra

Le mercredi 16 octobre 18h30

Local ATTAC Solidaires

29 Bd Longchamp à Marseille


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