Communiqué des collectifs Stop CETA Aix-Salon-Gardanne-Marseille-La Ciotat

lundi 20 novembre 2017
par  Hervé Thomas
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Communiqué des collectifs Stop CETA Aix-Salon-Gardanne-Marseille-La Ciotat

« Il n’est pas trop tard pour dire non au CETA »

Contact presse : Dominique Fonsèque 06 13 24 03 07

Dans le cadre de la journée nationale d’action contre le Ceta, accord de commerce et d’investissement entre l’Union Européenne et le Canada, les collectifs Stop CETA Aix-Salon-Gardanne et Marseille-La Ciotat ont organisé une marche de protestation et d’information dans les rues d’Aix-en-Provence ce samedi 18 novembre après-midi.

Une centaine de manifestants appartenant à plusieurs associations, partis politiques mais aussi des citoyens engagés ont défilé en scandant « Ceta, ceta, on n’en veut pas » et « Il n’est pas trop tard pour dire non au Ceta. Députés, sénateurs, ne ratifiez pas. »

Ils ont aussi détaillé les dégâts irréversibles qu’entrainerait le Ceta, s’il était ratifié par le Parlement : conséquences désastreuses pour l’agriculture paysanne, la santé, les services publics, la démocratie, l’emploi, alimentation. Ils ont dénoncé les multinationales qui font la loi au détriment des droits des citoyens. Ils ont expliqué qu’ils voulaient un commerce bon pour les droits humains, respectueux des droits sociaux, un commerce qui n’abîme pas le climat. Ils ont expliqué leur préférence pour l’agriculture paysanne, le produire et consommer local. Ils ont demandé un référendum. « Nous voulons que le gouvernement organise un vrai débat public pour que chacun puisse se positionner sur ce traité qui bouleversera nos vies et celles de nos enfants. »

Lors de notre marche de protestation, le collectif a distribué des tracts sur le sujet, pris la parole à plusieurs reprises Cours Mirabeau et place de la Mairie. Les militants ont constaté que le CETA était peu connu. Or, s’il était ratifié, il ouvrirait la voie à d’autres traités (plusieurs sont en négociation) qui auraient comme conséquence de mettre les multinationales et le profit au-dessus du droit des Etats et les intérêts privés au-dessus de l’intérêt public.

Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France et Frédéric Viale (Attac) : « Cet accord de libre-échange va détruire les dernières règles de protection environnementales et sociales, va rendre quasi-impossible certaines protections du consommateur, va détruire des filières agricoles et finalement va imposer un contre-modèle de société entièrement tourné vers la satisfaction des exigences des entreprises transnationales, et nous le rejetons vigoureusement.

En réponse, le gouvernement veut pousser à la ratification du CETA et propose un « plan d’action » qui n’est qu’un plan de communication.

Les vingt pages du « plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du CETA » ne sont pas seulement décevantes, elles marquent soit une ignorance du gouvernement de la réalité de l’accord entre l’UE et le Canada, soit une volonté de manipulation qui n’est pas en son honneur et absolument pas à la hauteur des enjeux.

« Le gouvernement fait comme s’il répondait aux problèmes en présentant un plan d’action qui se veut rassurant. Mais ce plan n’est qu’un ensemble de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Les mesures proposées sont au mieux inefficaces, au pire impossibles à appliquer. »

Un exemple : « la mise en place du « veto climatique voudrait dire ré-ouvrir les négociations avec le Canada, or il n’en n’est clairement pas question pour le gouvernement.

« Le dernier volet des propositions du gouvernement mérite un sort particulier. Il s’agit pour le gouvernement de promouvoir « une ambition nouvelle de la politique commerciale européenne » : transparence dans les discussions, plus grands objectifs environnementaux et prise en compte des droits sociaux sur le principe des normes de l’Organisation internationale du travail seraient les éléments de cette nouvelle politique de l’UE. Que les députés de l’Assemblée nationale en tirent toutes les conséquences : l’accord CETA étant à mille lieux de respecter ces conditions, il convient de ne pas le signer et d’utiliser ce vote pour remettre à plat cette politique commerciale européenne. »


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Retraité.e.s en colère

Une pétition en ligne a été mise en place par les 9 organisations de retraité/es qui se sont réunies ce 11 avril : http://www.retraitesencolere.fr/ pour demander une loi de finances rectificative avec la suppression de l’augmentation de la CGS, la fin du gel des retraites et leur revalorisation. Une manière de maintenir la pression et de ne rien lâcher...