Attac Zone hors AGCS
AG du 4 février 2006

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PROCES-VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE D’ATTAC MOSELLE DU 4 FEVRIER 2006

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PV de l’AG au format PDF

31 adhérents ont pris part physiquement à cette Assemblée Générale.

12 procurations ont été reçues.

Président de séance : Michel Kohn

Secrétaire : Guillaume Bassaget

Trésorier : Gérard Kimmel

1- Ouverture de l’AG :

Michel Kohn, président, a ouvert la 7ème Assemblée Générale d’Attac Moselle en accueillant les participants et en présentant l’ordre du jour.

2- Rapport d’activité 2005 :

Guillaume Bassaget, secrétaire, a présenté les grandes lignes de l’activité 2005 :

- la campagne référendaire achevée par la victoire du « non » le 29 mai 2005 ;

- la création d’un groupe de travail « développement durable » ;

- les activités régulières comme l’élaboration du Journal d’ATTAC Moselle ;

- la création de l’université populaire à Metz ;

- la campagne Bolkestein commencée fin 2005.

Résolution n°1 : l’ Assemblée Générale approuve à l’unanimité moins une abstention le rapport d’activités 2005.

3- Rapport financier 2005 :

Gérard Kimmel, trésorier, a exposé les comptes du comité local au 31 décembre 2005. Ces comptes ont été contrôlés par Nathalie Mangin et Sonia Maillard.

La trésorerie est saine et le bilan positif. Cependant l’association risque d’être touchée par la baisse du nombre d’adhérents qui se produit au niveau national. De plus, l’excédent semble bien lié à une diminution des postes de dépense (due à une diminution de l’activité) plutôt qu’à une augmentation des recettes.

Pour l’an prochain, trois contrôleurs aux comptes extérieurs au CA ont été désignés à l’unanimité par l’AG : Fausto Prati, Christophe Becker et Frédéric Lambert.

Questions/Réponses : suite à une première question de la salle, Gérard indique que nous sommes 185 adhérents individuels en Moselle. Une seconde intervention de la salle demande la prise de position du CL sur l’aide à accorder à Attac France et en particulier sur une éventuelle baisse de la ristourne accordée au comités locaux. Gérard souligne que ce n’est qu’une hypothèse envsagée par le siège parmi d’autres, et Michel indique que le CA n’a pas pour l’instant pris de position étant donné ce caractère hypothétique : serait-ce d’ailleurs une baisse temporaire ou à long terme ? Il indique alors que nous n’avons pas cette année participé à la CNCL mais qu’il serait bon que nous le fassions cette année car la question de l’aide à Attac France y sera sans doute soumise. Il rajoute encore que la campagne référendaire à coûté cher à Attac du point de vue des subventions : certaines ne nous ont pas été versées du fait de la position d’Attac sur le Traité constitutionnel. Une troisième question porte sur la cherté du Journal : Michel répond qu’il est important de conserver le Journal, seul lien des adhérents avec le comité hormis l’hypothèse d’un lien internet qui ne peut être présupposé. Une quatrième question porte sur la part de ce qui est encore à recevoir (« prévision ») dans le rapport financier : Gérard explique ce point technique. Une cinquième intervention souligne la perte grave que constitue le nombre actuel d’adhérents. Gérard répond en reliant cette baisse à la baisse nationale du nombre d’adhérents, et Michel explique également que le mode de comptage depuis deux ans n’est plus le même, ce qui explique aussi de façon purement comptable une bonne partie de la baisse du chiffre. Une sixième intervention a lieu sur la baisse éventuelle de la ristourne, qui constituerait un scandale quand on pense au mot d’ordre « penser global, agir local » : l’intervenant souligne que s’il adhère à Attac c’est pour l’action locale du Comité et non pour le siège national. Michel répond en arguant que si nous avons fait campagne sur le terrain pour le « non » au référendum, c’est aussi grâce à l’activité du siège. Il y a maintenant un surcoût dû à cette campagne et qu’il faut résorber nationalement. Un septième intervenant pointe le problème des raisons du non-renouvellement de certaines adhésions et souhaiterait que l’on parvienne à savoir pourquoi ces non-renouvellements existent. Il souligne aussi que certains adhérents voudraient peut-être davantage être sollicités... Une huitième intervention a lieu sur la visibilité de notre comité : on parle peu de nous dans la presse. Michel répond que notre présence dans les collectifs nous est bénéfique, et que d’autre part nous sommes souvent consultés mais personne ne répond présent. Ce qu’il faudrait faire c’est faire reposer l’activité sur tous les adhérents et non pas sur les seuls membres du CA. Une neuvième intervention indique qu’il ne faudrait pas avoir à choisir entre le CL et le siège national : nous adhérons à Attac d’abord, on ne peut se passer du siège même si l’inverse est aussi vrai. Un dixième intervenant suggère que les adhérents non-administrateurs aussi pourraient être mobilisés pour recontacter d’autres adhérents. De plus notre image serait ternie par l’identification à l’extrême gauche. Michel souligne à cette occasion qu’il semblerait que certains adhérents soient en fait partis à la suite de la campagne référendaire dans les partis politiques partenaires de la campagne. Une onzième intervention appuie l’idée qu’il ne faut pas choisir entre le siège et le CL. L’action locale repose certainement sur peu de gens mais lorsqu’on lit le rapport d’activité on voit qu’il y a énormément de choses faites. Par ailleurs le système médiatique est tel qu’il nous broie notre image. La douzième intervention indique que notre identification à l’extrême guauche ne date pas de la campagne référendaire mais de bien avant. Une intervenante indique alors que quelque chose est à faire en direction des milieux populaires : elle-même n’a jamais été aussi bien reçue que lorsqu’elle a diffuser des tracts au marché de Farebersviller. Michel indique alors que cette orientation figure pour l’année 2006 et suppose que nous prenions d’abord contact avec des associations locales pour des partenariats. Un quatorzième intervenant note que les documents d’Attac France ne sont absolument pas populaires, ce qui nous invite à faire nous-même un travail de « deuxième niveau de communication ». Une quinzième intervenante rappelle que nous devions voter le rapport financier... et pose la question du détail des postes de dépenses et de recettes. Gérard répond dans le détail. La seizième intervention souligne que rien n’est donc alarmant puisque nous sommes excédentaires, ce à quoi Gérard répond que paradoxalement ce n’est pas du fait d’une augmentation des recettes mais d’une diminution des dépenses (le journal en particulier). Une dix-septième intervention pose alors la question des dénominations « cotisations nationales/cotisations locales » ce à quoi Gérard répond : la cotisation locale est la cotisation que nous enregistrons avant de la reverser directement au siège. Un dix-huitième intervenant nous rappelle que nos voisins du comité de Strasbourg font une « surcotisation » locale : Michel intervient en posant la question de la compatibilité avec nos statuts, et Gérard rappelle qu’il existe une ligne « dons ». Enfin, une dix-neuvième intervention porte sur le Journal, pour en souligner l’importance quand on sait qu’une bonne partie des adhérents n’ont pas internet : c’est alors le seul moyen d’avoir un calendrier des actions menées et des évènements programmés. Michel répond que le Journal doit bien être une priorité et paraître environ tous les deux mois.

Résolution n°2 : l’ Assemblée Générale approuve à l’unanimité le rapport financier 2005.

4- Orientations 2006 :

Michel Kohn a présenté la proposition du Conseil d’Administration sortant concernant l’orientation 2006. Ces orientations sont au nombre de trois :

- une campagne d’adhésions qui est le préalable de toutes nos activités car elle peut seule nous permettre de nous donner les moyens de nos ambitions ;

- la poursuite de la campagne référendaire par une campagne contre la directive Bolkestein et en particulier au sein du « collectif du 29 mai » ;

- le développement de nos activités d’éducation populaire : d’une part dans le cadre de l’université populaire créée l’an dernier, et d’autre part en remettant à l’ordre du jour la tenue de tables rondes « l’économie et la politique, c’est pas sorcier ».

Questions/Réponses : Une première intervention souligne que nous n’avons pas gagné lors de la victoire du « non » au référendum, et s’effraie du triomphalisme de certains. Une seconde demande des détails sur l’université populaire, que Michel donne. Une troisième intervention porte sur la nécessité de faire un travail de décryptage des médias en direction du public. Une quatrième question est posée au sujet de l’organisation des tables rondes. Michel ainsi qu’Alain, dans la salle, répondent à cette question en précisant les objectifs et l’existence du groupe de travail. Une cinquième intervention suggère de rédiger une feuille dans le journal sur nos actions depuis le début d’Attac, afin que l’on prenne conscience de l’efficacité de notre activité. Un sixième intervenant souligne un problème d’information au sujet des « cafés Attac ». A ce sujet, le septième intervenant propose de fondre les cafés Attac dans des cafés Mermet qui se tiendraient tous les « x » du mois (un nombre identique chaque mois, car le « xième jour du mois » ça ne fait qu’embrouiller tout le monde). La huitième intervention suggère de le tenir plutôt dans des quartiers populaires. La neuvième intervention revient sur l’étiquettage Attac-extrême gauche pour confirmer l’effet néfaste de cette identification. Une dixième intervention note un problème de hiérarchie dans l’association en prenant exemple sur l’organisation de la salle.

Résolution n°3 : l’ Assemblée Générale approuve à l’unanimité les orientations 2006.

5- Délibérations sur l’aide accordée à ATTAC national par le Comité Local

Sachant que, d’après J. Nikonoff, l’éventuelle baisse de la ristourne sur les cotisations, accordée par le siège aux CL, n’est qu’une hypothèse de travail provisoire, que toute action du siège de ce type ne se fera que sur la base du volontariat des CL, et que ce seront les CL qui décideront de façon autonome du pourcentage de baisse de la ristourne dans ce cas, sachant également qu’une des priorités pour le siège est de ne pas avoir à licencier ses permanents salariés, six propositions ont été présentées au vote de l’AG.

Vote 1 : doit-on en tant que Comité Local participer à la résorption de la « dette » contractée par le siège national ?

L’AG à l’unanimité moins 8 abstentions décide qu’il faut répondre par l’affirmative.

Vote 2 : doit-on rétrocéder le dernier trimestre de cotisations reçues par le Comité Local au siège, soit 186, 75 euros ?

L’AG à la majorité (23 voix pour) décide qu’il faut répondre par l’affirmative.

Vote 3 : doit-on rétrocéder les deux derniers trimestres de cotisations reçues par le Comité Local au siège ?

L’AG à la majorité (22 voix pour) décide qu’il faut répondre par l’affirmative.

Vote 4 : l’AG mandate-t-elle le CA pour voir avec le groupe de Thionville s’il est possible de reverser une partie de l’excédent du FSL de Thionville au siège ?

L’AG à la majorité (29 voix pour) décide qu’il faut répondre par l’affirmative.

Vote 5 : l’AG mandate-t-elle le CA pour voir ce qu’il y aurait à faire par la suite pour compléter ces rétrocessions ?

L’AG refuse cette proposition, dix-huit voix seulement (soit moins de la moitié des votants) y étant favorables.

Vote 6 : le Comité Local doit-il attendre que le siège règle ses problèmes financiers seul avant d’intervenir éventuellement mais seulement après-coup ?

L’AG refuse cette proposition, deux voix seulement (soit bien moins que la moitié des votants...) y étant favorables.

6- Elections du Conseil d’Administration (CA)

Selon les statuts en vigueur, le mandat de chaque administrateur est de deux ans. Au terme de l’AG du 5 février 2005, le CA comptait 13 membres, dont 7 à mi-mandat et 6 nouvellement élus. J.M. Mire, puis F. Lévy, ont décidé de démissionner cette année en cours de mandat. Il restait alors 11 administrateurs. Puis, le CA ne trouvant aucun candidat au poste de président du CL, Michel Kohn a bien voulu être coopté par le CA sur demande de ce dernier avant d’être réélu président du CL.

Sur l’ensemble des administrateurs en poste depuis la dernière Assemblée Générale, nous trouvons donc 9 postes rendus vacants :

- 6 membres arrivant à la fin de leur mandat de deux ans : Jacques Barbier, Michel Duparchy, Gérard Kimmel, Serge Masse, Isabelle Wojnowitsch, Christian Szacowny.

- 2 membres démissionnaires en cours d’année : Jean-Marie Mire, François Lévy

- 1 administrateur coopté par le CA et qui termine son mandat avec l’AG : Michel Kohn.

Suivant les statuts, en fonction du nombre d’adhérents 2005, le Comité Local a droit cette année à un maximum de 13 administrateurs. Restent donc 7 postes à pourvoir pour compléter les 6 administrateurs poursuivant leurs mandats.

L’AG a procédé par vote à bulletin secret à l’élection du nouveau CA. 6 candidats se sont présentés : J.M. Wollmann, Pascal Schuster, Gérard Kimmel, François Lévy, Isabelle Wojnowitch, Christian Szacowny.

Le résultat du vote est le suivant :

votants : 43, bulletin nul : 0, bulletin blanc : 0.

F. Lévy (43 voix)

G. Kimmel (42 voix)

I. Vaucher (43 voix)

P. Schuster (40 voix)

J.M. Wollmann (43 voix)

C. Szacowny (43 voix)

Les six candidats, puisqu’ils ont obtenu un nombre de voix au dessus de la moitié des votes exprimés et qu’ils n’excèdent pas en rejoignant les administrateurs en cours de mandat les 13 postes d’administrateurs à pourvoir au total, sont élus au Conseil d’Administration d’Attac Moselle.

Ils rejoignent ainsi les six autres administrateurs à mi-mandat : Valérie Lorentz, Anne Verny, Alain Lerouge, James Roy, Vincent Mellano, Guillaume Bassaget.

7- Points divers :

L’ordre du jour étant épuisé, le président de séance a clos la 7ème Assemblée Générale d’Attac Moselle et convié les participants à partager le pot de l’amitié, avant de se réunir pour une table ronde sur « la crise de la participation citoyenne : analyses et propositions pour en sortir », suivie d’un repas organisé sur place et enfin en soirée de l’intervention de Jacques Nikonoff, président d’Attac France, sur ce sujet.

Rédacteur : Guillaume Bassaget

Date : 7 février 2006

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