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Edito d’Alain Hertoghe :(Paris) 9h41 - Les Français ont le droit de dire « non » ! Sinon il ne faut pas organiser un référendum pour leur demander s’ils veulent ou pas du projet actuel de Constitution européenne. Pour la première fois, un sondage pronostique la victoire du « non » (51%) sur le « oui » (49%) ? Que la campagne électorale commence ! Et que chacun explique, texte à l’appui, le pourquoi de son appel à voter « pour » ou « contre ». En tout cas, ce sondage fait froid dans le dos des partisans du « oui ». Même s’ils affirment qu’ils ne paniquent pas, qu’ils ne sont pas inquiets... Même pas peur ! Tu parles... Ils évoquent pourtant, en cas de victoire du « non », un problème gigantesque, une crise majeure, un séisme, un cataclysme politique, un second « 21 avril » (Jean-Marie Le Pen devant Lionel Jospin au second tour de la présidentielle 2002). A les entendre, pour la France et l’Union européenne, ce serait un peu la fin du monde... Ne soyons pas excessifs. Pour le matricule politique des hérauts du « oui », ce serait certes très mauvais. Mais la France et l’Europe s’en remettraient. D’ailleurs, le tant décrié traité de Nice, que la Constitution doit remplacer, gouverne l’UE depuis le 1er mai 2004. La terre a-t-elle tremblée sous vos pieds ? Par ailleurs, la Constitution n’entrera en vigueur que le 1er novembre 2009. Si l’Union des 25 était actuellement en panne, ce serait totalement irresponsable d’attendre si longtemps pour mettre ce tigre constitutionnel dans le moteur européen... Donc, pas de terrorisme intellectuel à l’égard des partisans du « non » ! Ou attention à l’effet boomerang démocratique...

Alain Hertoghe

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