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Le XV d'attac

le bulletin d'information mensuel d'attac Paris 15°

n° 53 -

Octobre 2005


LE CENTRE DURANTON NE DOIT PAS FERMER.

Au 22 rue Duranton se trouve un Centre d’Hebergement d’Urgence, accueillant les sans abris. La DDASS a confi ? la gestion de ce centre ? l’Arm ?e du Salut.

Le 25 ao ?t l’Arm ?e du Salut d ?cide de la fermeture du CHU, suite ? une enqu ?te de la DDASS d ?non ?ant la surcharge du centre. En effet le centre est pr ?vu pour 12 lits et en accueille 36. Avec 12 lits, le co ?t par nuit ?e serait trois fois plus cher (150 euros au lieu de 50).

Un Collectif pour la Pr ?servation du Centre Duranton, auquel s’associe Attac Paris 15, s’est cr ??. Depuis, le centre est occup ? de mani ?re autog ?r ?e. Ce collectif refuse la fermeture du centre. Il ?tudie une solution viable pour 15 lits, solution qui sera pr ?sent ?e ? la DDASS. Il demande par ailleurs l’ouverture d’un autre centre dans le 15eme qui permettrait d’h ?berger au moins 36 r ?sidents.

Apportez votre soutien aux r ?sidents du Centre Duranton et au collectif.

Centre Duranton, 22 rue Duranton 75015 PARIS

REGARDEZ LA TELEVISION...

S ?rie documentaire en 3 ?pisodes de 52’ ?crite et r ?alis ?e par Yves Riou et Philippe Pouchain.

Pendant huit mois, les r ?alisateurs se sont immerg ?s dans la vie d’une agence de l’ANPE. ? l’agence des Ulis, dans l’Essonne, ils ont suivi le parcours de plusieurs ch ?meurs d’ ?ges et de niveaux de formations diff ?rents, dans leurs recherches d’emploi. En parall ?le, ils ont ?galement suivi le travail des agents de l’ANPE et les dispositifs mis en place pour aider les ch ?meurs.

FRANCE ,5 le 06/10/2005 ? 20h56, le 13/10/2005 ? 0h07, le 06/10/2005 ? 20h56, le 14/10/2005 ? 16h43
"L’agence" - premier mouvement - Un automne aux Ulis
FRANCE 5, le 13/10/2005 ? 20h55
"L’agence" - deuxi ?me mouvement - Un hiver aux Ulis

ET ETEIGNEZ LA...

TNT comme t ?l ?vision num ?rique terrestre ou comment la t ?l ?vision, premier m ?dia en France, tente de se donner ? bonne conscience ? et faire croire que la t ?l ?, lucarne famille et domestique, appartient ? tous, parle pour nous et ne veut que notre bonheur.

Pour Pierre Carles et les Zal ?ens ? TNT est plut ?t synonyme de ? Tir nourri sur la T ?l ? ?. En effet, l’apr ?s 29 mai t ?moigne de la n ?cessit ? qu’une critique libre de la t ?l ?vision s’ ?labore ? l’ext ?rieur du petit ?cran, comme par le biais du cin ?ma avec des films tels ceux produits par C-P Productions, avec des t ?l ?s libres comme Zal ?a TV qui produisent et diffusent autrement, et gr ?ce ? des circuits de diffusion autonome comme Co-errances.

C-P productions et Zal ?a TV proposent un panorama des meilleurs films de critique des m ?dias r ?alis ?s de fa ?on ind ?pendante. En raison de leur charge explosive ces films ont de tr ?s fortes chances de rester ? pas vus ? la t ?l ? ?, m ?me si le petit ?cran se d ?cline d ?sormais sous forme de TNT. Leurs points communs ? Ils d ?montent les grosses ficelles du petit ?cran, montrent qu’on peut ?tre ? la fois dr ?le et s ?rieux, subversif et rigoureux. Ils sont la preuve par l’image et le son, qu’on peut mener une r ?flexion critique et dans le m ?me temps trouver les outils pour ne pas se faire ? entuber ?.

Projections et d ?bats, ESPACE SAINT-MICHEL, 7 place Saint Michel 75005 PARIS
07/10/05 ? 20 h15, " Pas vu pas pris ", d ?bat avec le mouvement antipub
09/10/05 ? 16h40, "Enfin Pris", d ?bat avec des auteurs de L’Almanach Critique des M ?dias,
11/10/05 ? 20h15, "D ?sentubages Cathodiques", concert et d ?bat avec coordination des sans-cravates, et les r ?alisateurs de Zalea Tv

Pour mieux comprendre les enjeux de Hong-Kong :
r ?sum ? de la position de l’Union europ ?enne lors des n ?gociations OMC

Ce court article n’est qu’un rappel de la position que l’Union europ ?enne entend tenir lors des n ?gociations OMC qui se tiendront ? Hong Kong du 13 au 18 d ?cembre, ? l’occasion de la 6 ?me r ?union minist ?rielle.

Ainsi qu’elle l’a rappel ? publiquement, la Commission, charg ?e de mener les n ?gociations pour l’ensemble des Etats membres de l’Union, a l’intention de parvenir ? un "accord ambitieux", notamment sur la question des services (AGCS), et sur l’acc ?s aux march ?s non-agricoles (NAMA, en anglais). Elle estime par ailleurs qu’elle a fait tous les efforts possibles dans le domaine agricole par la r ?forme de la politique agricole commune (PAC) en d ?couplant les aides qui, d’apr ?s elle, ne peuvent plus ?tre assimil ?s ? des subventions directes ? l’exportation, dont la suppression est demand ?e par nombre de ses partenaires commerciaux. Elle estime que sa position est le seul moyen d’atteindre les "buts de d ?veloppement du mill ?naire" (sic), fix ?s par la d ?claration de Doha ? quoi la prochaine r ?union minist ?rielle est cens ?e apporter sa conclusion.

Sur l’AGCS, la Commission estime que les offres faites selon le syst ?me demandes-offres n’a pas ?t ? ? la hauteur des esp ?rances. Trop peu d’Etats ont soumis des offres, et elles sont, d’apr ?s elle, de qualit ? insuffisante. D ?s lors, elle a propos ? lors de la r ?union du Conseil G ?n ?ral du commerce de juillet 2005 une nouvelle approche des n ?gociations par la mise en place de "benchmark" (ouvertures li ?es de secteurs) : les pays d ?velopp ?s devront ouvrir au moins 8 secteurs sur 12 ; d ?s lors, les pays d ?velopp ?s en ouvriraient au moins 2. Pour ces derniers, ces ouvertures seraient effectu ?es en plus de ce que d ?j ? ces pays ont ouverts sous la pression des institutions internationales dans le cadre des politiques d’ajustement structurel.

Cette proposition ne semble pas avoir ?t ? soumise ? l’ensemble des Etats membres de l’Union (les Pays-Bas et le Royaume Uni n’en ont pas ?t ? saisis pr ?alablement au Conseil du commerce de juillet 2005). Par ailleurs, elle am ?nerait en effet les pays ? augmenter significativement leurs offres de secteurs ? lib ?raliser, voire l’Union europ ?enne elle-m ?me dont les offres nombreuses (dont nous n’avons pu avoir qu’un rapide aper ?u), ne couvrent pas 8 secteurs.

Le Br ?sil, lors de la derni ?re r ?union du Conseil du commerce (Juillet 2005) ne s’est pas montr ? favorable. Dans la mesure o ? ce Conseil n’a rien donn ?, les autres Etats ne se sont pas prononc ?s.

Sur NAMA, l’Union soutient la formule dite "formule simple Suisse". En clair, il s’agit de savoir comment les tarifs douaniers vont ?tre diminu ?s. Cette id ?e, propos ?e lors du Conseil du commerce de juillet 2004, refus ?e ? Canc ?n deux mois plus tard, refait surface. Puisqu’il est n ?cessaire, d ?s lors qu’on accepte l’id ?ologie lib ?rale, de r ?duire les tarifs douaniers pour permettre le d ?veloppement des ?changes sans quoi il n’est pas de d ?veloppement possible, il s’agit de d ?terminer selon quelle formule math ?matique il sera possible d’y parvenir. L’UE et les Etats-Unis soutiennent la formule la plus drastique pour les pays sous d ?velopp ?s, dite "formule Suisse". Plus les droits sont ?lev ?s, plus il faudra les couper. Cela mettrait en p ?ril gravement les industries naissantes ou fragiles des pays sous d ?velopp ?s qui pratiquent les droits de douanes les plus ?lev ?s. Comme NAMA touche aussi aux produits de la p ?che et de l’exploitation foresti ?re, on imagine les cons ?quences sociales et environnementales induites par une telle proposition. La Commission estime que cela favorisera le d ?veloppement de ces pays. A noter toutefois, que dans un discours r ?cent, le Commissaire Mendelson s’est content ? de souligner que le but recherch ? ?tait celui de l’acc ?s aux march ?s des pays, m ?me en voie de d ?veloppement, oubliant au passage les "objectifs du mill ?naire".

Par ailleurs, l’UE tend ? vouloir mettre en balance le principe de traitement diff ?renci ? avec celui de l’acceptation d’une formule de r ?duction de tarifs moins brutale. Ceci veut dire que les pays les plus pauvres, qui ont droit ? un traitement diff ?renci ?, pourraient continuer d’y avoir droit... s’ils consentaient quelques concessions sur la question de NAMA - qui pr ?cis ?ment ?rode la notion m ?me de traitement pr ?f ?renciel.

Sur l’agriculture, l’UE estime avoir fait le maximum. Aussi bien en terme d’acc ?s au march ? que de subvention. La n ?gociation porte sur trois ? piliers ? : l’acc ?s au march ?, c’est- ?-dire le niveau des droits de douane et des quotas d’importation, les subventions ? l’exportation, et les soutiens directs aux agriculteurs.
La Commission estime avoir sur le dossier agricole un int ?r ?t d ?fensif, c’est- ?-dire un int ?r ?t sur lequel elle ne s’attend ? ne rien gagner, alors que les autres dossiers sont offensifs.

Commentaire : L’Union europ ?enne porte une rh ?torique du d ?veloppement avec un cynisme constant. R ?duire les droits de douanes, avoir acc ?s aux march ?s des pays sous d ?velopp ?s, lib ?raliser les services partout, y compris dans les parties du monde qui en ont le moins besoin, et au m ?pris des attentes de sa propre population, promouvoir d ?sindustrialisation et/ou d ?localisations, tout cela se donne au nom du d ?veloppement. L’UNICE, organisation patronale europ ?enne a exprim ? publiquement sa "tr ?s grande satisfaction"...



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