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Le XV d'attac

le bulletin d'information mensuel d'attac Paris 15°

n° 72 -

septembre 2007


Forum des associations dans le 15 ?me arrondissement

Le samedi 15 septembre, de 10h ? 18h ? la Mairie du 15 ?me aura lieu le Forum des
Associations. Nous avons besoin de votre participation pour nous aider ? tenir la table. Si vous ?tes
disponibles, m ?me une heure, merci de nous le signaler, en pr ?cisant la tranche horaire, en ?crivant ?
paris15@attac.org , ou en nous le disant lors de la r ?union mensuelle du 4 septembre. Merci ? tous.

29 septembre 2007 : quatre heures contre les franchises et pour l’acc ?s aux soins pour tous

Nous refusons les franchises sur les soins, que veut mettre en place le nouveau gouvernement :

- Appliquer une franchise, c’est ne rien rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de d ?penses propos ? par le gouvernement et vot ? par le Parlement.

- Appliquer une franchise, m ?me si elle ?pargnait les patients b ?n ?ficiaires de la CMU, c’est p ?naliser les patients aux revenus les moins ?lev ?s, c’est aggraver les difficult ?s d’acc ?s aux soins de ceux qui ne peuvent actuellement se payer une compl ?mentaire, de ceux qui ne le pourront plus car le co ?t des compl ?mentaires augmentera.

- Appliquer une franchise, c’est rendre impossible, en m ?decine g ?n ?rale, la pratique du tiers payant, alors que celui-ci est n ?cessaire pour l’acc ?s aux soins des patients aux revenus les plus modestes.

- Appliquer une franchise, c’est dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu s ?v ?res mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter ? reporter ? plus tard les actes de pr ?vention ; c’est l’inverse d’une politique coh ?rente de sant ? publique.

- Appliquer une franchise, c’est ?conomiquement inefficace : les forfaits, mis en place ces derni ?res ann ?es, n’ont pas emp ?ch ? l’accroissement des d ?penses de soins car celles-ci sont concentr ?es sur un petit nombre de personnes ? pathologies graves.

La franchise est sens ?e ?responsabiliser ? les patients, les membres du gouvernement le r ?p ?tent constamment. C’est dire que pour eux, les Fran ?ais sont irresponsables... Or, pour ?tre responsable, il faudrait pouvoir s’orienter en connaissance de cause, b ?n ?ficier d’un syst ?me d’information claire sur l’organisation r ?elle du syst ?me de sant ?, sur les tarifs pratiqu ?s, sur les pathologies et l’ ?ducation ? la sant ?. C’est loin d’ ?tre le cas en France.

La responsabilisation est donc un pr ?texte, les malades n’ ?tant pas responsables de leurs maladies. La franchise est avant tout un syst ?me de p ?nalisation financi ?re et de culpabilisation, notamment du malade pris en charge ? 100%, du canc ?reux, du dialys ?, du diab ?tique, de l’accident ? du travail. Ce projet s’inscrit dans une ?culture ? des uns contre les autres, g ?n ?ratrice de haines sociales.

La question de la d ?pense de soins d ?coule de d ?cisions politiques sur l’organisation du syst ?me de soins, du mode de r ?mun ?ration des professionnels, du type de formation qu’ils re ?oivent (ind ?pendante ou non notamment), de la mise en place d’actions de pr ?vention et d’ ?ducation ? la sant ?, d’actions sur les conditions de vie des gens, sur la sant ? au travail et environnementale, sur le bien manger...

L’instauration de franchises, la g ?n ?ralisation des d ?passements d’honoraires par la cr ?ation d’un secteur optionnel, aboutirait ? l’abandon progressif d’un syst ?me d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soign ? selon son ?tat de sant ? ; ce serait la mise en place d’un syst ?me assurantiel priv ? favorable ? la croissance des in ?galit ?s sociales de sant ?.

S’opposer aux franchises est le premier pas pour construire un syst ?me de sant ? plus juste.

R ?ussir la mobilisation du 29 septembre, c’est permettre ensuite, s’il n’y a pas abandon par le gouvernement de cette proposition injuste, d’engager, dans la deuxi ?me quinzaine d’octobre, des manifestations d ?centralis ?s dans toute la France.

Attac Paris 15 sera pr ?sent sur le march ? Lecourbe, le samedi 29 septembre ? 10h00 pour une table d’information-tractage.

Pour un service public de la petite enfance

Garantir pour tous les parents l’accueil de leurs jeunes enfants dans un service public de qualit ? est un imp ?ratif de soci ?t ?. Pour les enfants, c’est contribuer ? la socialisation et ? l’ ?galit ? des chances. Pour les femmes, c’est pr ?server leur activit ? professionnelle, leur autonomie, leur ?mancipation.

Aujourd’hui en France, il en est tout autrement. Parmi les 2,4 millions d’enfants de moins de 3 ans, 6 sur 10 sont gard ?s par leur m ?re ? la maison ;2 sur 10 sont gard ?s par une assistante maternelle ; 1 sur 10 est accueilli ? l’ ?cole maternelle ; moins de 1 sur 10 est accueilli dans une structure publique type cr ?ches collectives, cr ?che familiale, multi-accueils et ?galement en cr ?che associative et/ou parentale.

Cette situation ne correspond pas du tout ? l’attente des parents. En l’espace de quarante ans,le taux d’activit ? des femmes est pass ? de 40 ? 80 %. Pour la grande majorit ? des parents, la cr ?che est la meilleure solution. Pour les femmes les plus modestes, elle est la seule financi ?rement accessible, car m ?me le recours ? une assistante maternelle est trop cher. Faute de places disponibles, elles sont contraintes de renoncer ? travailler. 650 000 femmes ont recours ? l’allocation pr ?tendue de “libre choix”, alors que la moiti ? d’entre elles d ?clarent qu’elles auraient souhait ? continuer de travailler mais ont ?t ? contraintes d’arr ?ter faute de place dans un lieu d’accueil. Un grand nombre d’entre elles aura de grandes difficult ?s ? rejoindre ensuite le monde du travail.

Le tournant n ?olib ?ral des ann ?es 80. Depuis vingt-cinq ans, les diff ?rents gouvernements, de droite et de gauche, ont privil ?gi ? l’aide aux familles pour la garde individuelle des enfants chez les assistantes maternelles ou au domicile des parents. Cela permet de faire d’une pierre deux coups : ?conomie budg ?taire (les aides individuelles co ?tent trois ? quatre fois moins cher que la cr ?che publique : 80 ? 90 € par jour) et r ?duction artificielle du taux de ch ?mage. Il s’agit d’une politique de r ?gression sociale. Les femmes aux emplois les plus mal pay ?s rentrent ? la maison et perdent toute autonomie financi ?re. Les emplois f ?minins cr ??s (assistantes maternelles) sont pr ?caires et peu qualifi ?s. En m ?me temps, les m ?nages ais ?s employeurs profitent des cadeaux fiscaux. Par ailleurs, depuis la loi de finances de 2003, on assiste au d ?veloppement des cr ?ches d’entreprises et de cr ?ches priv ?es ? but lucratif, o ? se multiplient les emplois aid ?s et contractuels.

Dans les cr ?ches de Paris, les personnels luttent pour un service de qualit ?. Depuis 2001, 5000 places suppl ?mentaires ont ?t ? cr ??es, mais le sous-effectif d’encadrement est criant. Cette situation ?puise les personnels, elle a aussi des effets n ?fastes sur les enfants. Pour cette raison, en 2006, les salari ?s se sont mis en gr ?ve pour obtenir un nombre correct de postes : les r ?ponses sont loin d’ ?tre satisfaisantes.

Un v ?ritable service public de la petite enfance, c’est possible. Des ann ?es 60 aux ann ?es 90, on a ouvert en France une ?cole maternelle tous les jours et initi ? un programme de cr ?ches. Aujourd’hui, les besoins sont tels qu’il faut planifier l’ouverture de 1 ? 1,2 million de places de cr ?ches publiques r ?parties sur tout le territoire et cr ?er 150 000 emplois nouveaux avec une formation de qualit ?. Ce service doit ?tre gratuit, pour qu’il soit accessible ? tous et ? toutes. Ce programme a fait ses preuves dans des pays comme la Su ?de, la Norv ?ge et le Danemark, o ? le taux de couverture est de 70 %,et o ? le droit pour tout enfant ? une prise en charge par le service public est inscrit dans la loi. Un service public de la petite enfance est n ?cessaire et implique une autre r ?partition des richesses.

R ?union-d ?bat avec Cl ?mentine Autain (Fondation Copernic) et des responsables de la CGT petite enfance.

Vendredi 21 septembre ? 20h00 au FIAP Jean-Monnet 30 rue Cabanis, Paris 14e organis ?e par Attac Paris 14

Stop APE ! Le 27 septembre 2007

L’Union Europ ?enne (UE) multiplie, sur tous les continents, les Accords de libre- ?change (ALE) bilat ?raux et r ?gionaux et impose ? ses partenaires, particuli ?rement aux plus faibles d’entre eux, un libre- ?change total, fid ?le aux textes fondateurs de l’OMC mais lib ?r ? de la contrainte des n ?gociations multilat ?rales. Ils constituent aujourd’hui le fer de lance de la poursuite du mouvement g ?n ?ral de lib ?ralisation ?conomique qui provoque les fortes r ?gressions de toutes sortes, et aggrave la crise environnementale.

Entre l’UE et les pays ACP (Afrique-Cara ?be-Pacifique), soit 77 pays du Sud, les ALE deviennent des APE (Accords de partenariat ?conomique). Cons ?quences de ces accords pour les ACP : r ?duction des taxes douani ?res (donc des d ?penses budg ?taires pourtant n ?cessaires dans le domaine social, l’ ?ducation, la sant ?, etc) ; accroissement de la domination et de la concentration des entreprises europ ?ennes de biens et de services au sein des ACP ; aggravation de la fragilit ? politique de la plupart de ces pays. Cela entra ?nera in ?vitablement exode rural et migrations vers les pays riches, au moment o ? l’UE tend ? se transformer en forteresse inaccessible aux migrants. Les int ?r ?ts de la lib ?ralisation du commerce et de l’investissement priment une fois de plus sur celui des peuples.

Attac rejette ces Accords de partenariat ?conomique, et participe ? la mobilisation europ ?enne sur la question. Les ?ch ?ances sont proches, la finalisation de ces accords devant ?tre r ?alis ?e fin 2007 lors d’un sommet euro-africain.

Le 27 septembre 2007, se tiendra une journ ?e mondiale de d ?nonciation des APE. Une vaste coalition d’acteurs sociaux s’associe au mouvement regroup ? sous le mot d’ordre "Stop aux APE"(http://www.stopepa.org/). Chaque association, ONG, syndicat est appel ? ? manifester son opposition ? ces accords par des actions nationales. Attac prendra toute sa place dans ce mouvement, notamment en participant ? une interpellation syst ?matique des ?lus et d ?cideurs politiques dans le cadre d’un "lobby tour" europ ?en. Les comit ?s locaux sont invit ?s ? y participer.



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