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Le XV d'attac

le bulletin d'information mensuel d'attac Paris 15°

n° 76 -

Mai 2008


Convocation ? l’Assembl ?e G ?n ?rale d’Attac Paris 15e

Vous ?tes convi ?-e-s ? l’Assembl ?e G ?n ?rale Ordinaire d’Attac Paris 15 ?me qui se tiendra
le mardi 3 juin 2008 ? 19h30 ? la Maison des Associations du 15 ?me arrondissement, 22 rue de la
Sa ?da.

A l’ordre du jour :
- 1 ?re r ?solution : approbation du rapport annuel d’activit ?.
- 2 ?me r ?solution : approbation des comptes annuels.
- 3 ?me r ?solution : approbation du changement d’adresse du si ?ge social d’Attac Paris 15 pour une
domiciliation ? la maison des associations du 15 ?me arrondissement.
- 4 ?me r ?solution : ?lection du groupe de Coordination pour un mandat d’un an,
- 5 ?me r ?solution : ?lection du Bureau (copr ?sident-e, co-secr ?taires, co-tr ?sorier-e ) pour un mandat d’un
an, parmi les membres de la Coordination venant d’ ?tre ?lus.

La dur ?e du mandat des membres du Groupe de coordination et du bureau est d’un an, ? compter du jour
de leur ?lection par l’Assembl ?e G ?n ?rale. Ils sont r ??ligibles sans limitation.
Pour pouvoir voter, les adh ?rent-e-s devront ?tre ? jour de leurs cotisations 2008 ? Attac National et ? Attac
Paris 15e.

Si vous n’avez pas (r ?-)adh ?r ? ? Attac en 2008 et que vous souhaitiez le faire d’ici l’Assembl ?e G ?n ?rale,
vous trouverez un bulletin d’adh ?sion accompagnant cette convocation. Si vous pouvez venir ? l’AG, il est
pr ?f ?rable que vous remettiez le bulletin rempli et son r ?glement le jour de l’AG, ceci pour une raison de d ?lai
de mise ? jour des listes d’adh ?rents (nous nous chargerons de leur envoi par la suite).

La r ?union se terminera par un d ?bat sur les perspectives de l’association, suivi d’un pot ? la fortune du pot.

Candidature

Si vous souhaitez vous pr ?senter aux ?lections du groupe de Coordination ou du Bureau, merci d’adresser
votre candidature,
- par courrier ? ATTAC Paris 15e, Maison des Associations , 22 rue de la Sa ?da 75015 PARIS
- par courrier ?lectronique ? paris15@attac.org
en pr ?cisant :
Nom : .........................Pr ?nom : ........................N ? d’adh ?rent :.........................
Adresse : ...............................................................................
T ?l : .............................................Adresse ?lectronique : .....................................
[ ] Je me pr ?sente au groupe de Coordination (ou CA).
Je me pr ?sente, si je suis ?lu-e au groupe de Coordination, au poste de :
[ ] copr ?sident-e [ ] co-secr ?taire [ ] co-tr ?sorier-e
[ ] Je souhaite devenir correspondant-e ?lectronique local-e (en alternance)
[ ] Je souhaite devenir correspondant-e formation

Pouvoir

Tout membre a le droit de se faire repr ?senter par un autre membre en remettant ? ce dernier un mandat
 ?crit. Nul ne peut d ?tenir plus d’un pouvoir.

Je soussign ?-e,............................, adh ?rent-e d’ATTAC Paris 15 ?me, donne pouvoir de voter les r ?solutions
de l’Assembl ?e G ?n ?rale d’ATTAC Paris 15e, du mardi 5 juin 2008,
 ? .................................................., adh ?rent-e d’ATTAC Paris 15e.

Date :

Signature :

 

 

 

 


Sp ?culation et crises : ?a suffit !
La finance d ?r ?glement ?e d ?truit les soci ?t ?s. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est- ?-dire les salari ?s, pour en extraire davantage de rentabilit ?, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aigu ?s o ? se r ?v ?lent brutalement les invraisemblables exc ?s de la cupidit ? sp ?culative et leur contrecoup sur l’activit ? et l’emploi. Ch ?mage, pr ?carisation, accroissement des in ?galit ?s : les salari ?s et les plus pauvres sont vou ?s ? faire les frais soit de la sp ?culation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux d ?cennies, le cours de la
finance mondiale n’est qu’une longue
suite de crises : 1987, krach boursier ;
1990, crise immobili ?re aux Etats-Unis,
en Europe et au Japon ; 1994, krach
obligataire am ?ricain ; 1997 et 1998,
crise financi ?re internationale ; 2000-
2002, krach internet ; 2007-2008 enfin,
crise immobili ?re et peut- ?tre crise
financi ?re globale.

Pourquoi une telle r ?p ?tition ? Parce
que toutes les entraves ? la
circulation des capitaux et ?
l’ ? innovation ? financi ?re ont ?t ?
abolies
. Quant aux banques centrales
qui ont laiss ? enfler la bulle, elles n’ont
plus d’autre choix que de se pr ?cipiter
au secours des banques et des fonds
sp ?culatifs en mal de liquidit ?s.

Nous n’attendrons pas la prochaine
crise sans rien faire et ne supporterons
pas plus longtemps les extravagantes
in ?galit ?s que la finance de march ? fait
prosp ?rer. Parce que l’instabilit ? est
intrins ?que ? la d ?r ?glementation
financi ?re, comment les d ?risoires
appels ? la ? transparence ? et ? la
 ? moralisation ? pourraient-ils y
changer quoi que ce soit - et emp ?cher
que les m ?mes causes, de nouveau,
produisent les m ?mes effets ? Y mettre
un terme suppose d’intervenir au coeur
du ? jeu ?, c’est- ?-dire d’en transformer
radicalement les structures. Or, au sein
de l’Union europ ?enne, toute
transformation se heurte ?
l’invraisemblable protection que les
trait ?s ont cru bon d’accorder au capital
financier.

C’est pourquoi nous, citoyens
europ ?ens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Trait ? de
Lisbonne, qui, interdisant toute
restriction ? ses mouvements, offre au
capital financier les conditions de son
emprise ?crasante sur la soci ?t ?. Et nous
demandons ?galement
- la restriction de la ? libert ?
d’ ?tablissement ? (art. 48) qui laisse
l’opportunit ? au capital de se rendre l ?
o ? les conditions lui sont le plus
favorables, et permettrait ici aux
institutions financi ?res de trouver asile
 ? la City de Londres ou ailleurs.

Si par ? libert ? ? il faut entendre
celle des puissances dominantes,
aujourd’hui incarn ?es dans la finance,
d’asservir le reste de la soci ?t ?, disons
imm ?diatement que nous n’en voulons
pas. Nous pr ?f ?rons celle des peuples ?
vivre hors de la servitude de la
rentabilit ? financi ?re.

Attac soutient la p ?tition des
 ?conomistes europ ?ens lanc ?e
pour demander l’abrogation de la
libert ? de circulation des capitaux
dans l’Union Europ ?enne
et joue un
r ?le cl ? dans sa diffusion.

Signez la p ?tition lors des
r ?unions mensuelles, des march ?s
d’attac 15 ou sur http://www.stopfinance.org/

D ?fendre les retraites : la solidarit ? contre les in ?galit ?s
1993 : r ?forme Balladur, contre les salari ?s du priv ?.

1996 : accords sur les retraites
compl ?mentaires.

2003 : r ?forme Fillon, contre les
fonctionnaires et les salari ?s du priv ?.

2007 : alignement des r ?gimes sp ?ciaux.

Toutes ces r ?formes ont un point
commun : faire baisser chaque ann ?e le
niveau des retraites. La diminution est
d ?j ? de plus de 20 %, notamment ?
cause du calcul de la retraite sur la base
des 25 meilleures ann ?es pour les
salari ?s du priv ? et de l’indexation sur
les prix et non plus sur les salaires. Nous
assistons progressivement au retour de
la pauvret ? chez les personnes ?g ?es.

Les femmes sont les plus touch ?es,
parce qu’elles sont particuli ?rement
victimes de carri ?res incompl ?tes,
interrompues au moment des
maternit ?s et de l’ ?ducation des enfants.

Pour les gouvernements auteurs de
ces r ?formes, l’objectif est double :
moins r ?mun ?rer les retrait ?s et ouvrir
aux march ?s financiers le domaine de la
retraite, qui rel ?ve encore pour
l’essentiel de la protection collective.

Mais, faute de revenus suffisants issus de cette derni ?re, se d ?veloppe aujourd’hui la retraite par capitalisation :
- mis en place par la r ?forme Fillon de 2003, les Plans d’ ?pargne retraite collectifs (PERCO), abond ?s par les entreprises, et, pour celles et ceux qui le peuvent individuellement, les Plans d’ ?pargne retraite populaires (PERP) ;
- les assurances-vie ou l’encouragement aux investissements immobiliers. Ces r ?formes s’inscrivent dans un mouvement d’ensemble de d ?mant ?lement des syst ?mes de protection sociale collectifs, aussi bien celui de l’assurance maladie que celui des retraites par r ?partition. Pour le capitalisme n ?olib ?ral, l’objectif est de restreindre la part de la richesse qui est socialis ?e par le biais de l’ ?tat, des collectivit ?s locales et de la s ?curit ? sociale, et d’ouvrir ainsi de nouveaux champs ? l’accumulation du capital.

Or, la finance, ? la recherche du profit
maximal, s’oppose aux augmentations
de salaires, au droit du travail et aux
droits sociaux. Sur les march ?s
financiers, lorsqu’une crise se
d ?clenche, les retraites par
capitalisation ne sont pas ? l’abri d’un
effondrement aux cons ?quences
tragiques pour des millions de retrait ?s.

Selon les nouvelles projections du
Conseil d’orientation des retraites
(COR), le d ?ficit devrait se situer ? 1 %
du PIB en 2020 (1,5 % si l’ ?ge de d ?part
 ? la retraite n’augmentait pas) puis ? 1,7
% en 2050. On peut v ?rifier d ?s
aujourd’hui que des pr ?l ?vements d’un
tel ordre de grandeur sont r ?alisables.
Les exon ?rations de cotisations sociales
consenties aux entreprises repr ?sentent
d ?j ? ? elles seules 1% du PIB (en 2005).
Les dividendes distribu ?s par les
soci ?t ?s ont litt ?ralement explos ? depuis
les ann ?es 1990. Revenir sur les
exon ?rations de cotisations (qui sont
des cadeaux au patronat et une
incitation ? pratiquer des bas salaires) et
ponctionner une (petite) partie des
dividendes g ?n ?reusement accord ?s
permettraient de faire face sans trop de
difficult ?s aux d ?ficits annonc ?s. Le
probl ?me du financement des retraites
n’est pas un probl ?me ?conomique ou
financier, mais un probl ?me politique.



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