Gisèle Halimi n’est plus. Attac est en deuil.

vendredi 31 juillet 2020
par  Attac France
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Photo : Gisèle Halimi en 1972, pendant le procès de Bobigny, qui marqua un grand pas en avant vers la dépénalisation de l’IVG en France.

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la mort de Gisèle Halimi qui s’est battue avec courage et acharnement pour des causes qui nous sont chères, en tant qu’avocate, députée et écrivaine.
Gisèle Halimi était une magnifique combattante. Combattante pour la libération des femmes, combattante pour la libération des peuples. Elle mettait toute son énergie et ses compétences au service de la lutte contre les injustices. Elle mettait son ironie mordante au service de ses défenses flamboyantes. Gisèle Halimi était intransigeante dans ses combats. Elle était aussi attentive et d’une grande gentillesse.

Nous saluons particulièrement Gisèle Halimi pour son engagement inlassable pour la cause des femmes, et la légalisation de l’IVG en 1975, mais aussi pour sa lutte pour la décolonisation, aux côtés du FLN.
Parmi ses nombreux engagements, Gisèle Halimi a été en 1998 cofondatrice d’Attac qu’elle a soutenu dans ses luttes pour l’émancipation des peuples et des citoyen.ne.s. Elle était consciente que les luttes pour l’émancipation nécessitaient la lutte contre la mondialisation capitaliste. Elle acceptait avec humour de prendre sa part pour qu’Attac soit capable de surmonter les difficultés rencontrées.

Attac peut être fière d’avoir compté Gisèle Halimi parmi ses fondatrices et dans ses activistes.

Le bureau d’Attac France


Gisèle Halimi n’est plus ; Attac est en deuil.

Connue surtout pour son travail admirable sur les droits des femmes, l’on sait peut-être moins que Gisèle était aussi internationaliste et particulièrement sensible à la pauvreté et aux injustices que supportent les peuples du « Tiers Monde » comme on disait alors. Née elle-même en Tunisie, elle défendait l’idée lancée dans un éditorial d’Ignacio Ramonet, directeur du Monde Diplomatique, d’une taxe sur les transactions financières qui pourraient être collectée et transférée aux communautés du Sud. Le « Diplo » a reçu un courrier record de lecteurs et lectrices qui voulaient s’y mettre et qui disaient en gros, « Qu’est-ce qu’on attend ? ». Le plus proche collaborateur d’Ignacio Ramonet, Bernard Cassen a pris le dossier en main et se mettait à contacter des représentants de nombreuses organisations progressistes, dont il connaissait parfaitement le paysage.

Mais derrière toute nouvelle organisation à but non-lucratif, il y a une architecture qu’il faut mettre en place avec soin en pensant à tous les problèmes qui peuvent survenir par la suite. C’est Gisèle qui a accepté cette charge et qui, avec le concours de Bernard, a rédigé nos statuts. Et c’est Gisèle que nous avons consulté en premier chaque fois qu’un avis sur une question de droit se présentait. Elle était notre collègue, notre conseillère, notre camarade.

Une femme qui luttait pour les femmes, oui, mais aussi qui luttait pour un monde plus juste pour tous.

Susan George, présidente d’honneur d’Attac


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