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L’autoroute A65 Langon-Pau

De Phillipe Barbedienne, directeur de la fédération Sepanso
Publié le mardi 7 mars 2006.


Une longue, co ?teuse et indigeste couleuvre de bitume

Apr ?s les beaux discours pr ?sidentiels sur la maison qui br ?le, l’adoption de la Charte de l’Environnement, la ratification du Protocole de Kyoto, et puis, au niveau m ?me de la r ?gion Aquitaine, la mise en place d’un Agenda 21, d’une mission ?Effet de serre ? et l’affirmation de la volont ? sans faille de r ?orienter les transports vers le rail, on en vient enfin aux travaux pratiques : On nous propose donc une nouvelle autoroute, d ?licatement pr ?nomm ?e A65, pour pouvoir rouler un peu plus vite entre Bordeaux et Pau. Personne n’en a jamais dout ?, il s’agit d’une solution innovante, originale, peu co ?teuse (1 milliard d’euros, plus les ?-c ?t ?s) et bien entendu respectueuse de l’environnement (? peine 150 km de coupure en rase campagne, 2 000 hectares de nature confisqu ?s et 4 millions de tonnes de granulats utilis ?s) qui s’inscrira parfaitement dans la notion de ?d ?veloppement durable ?. Pour pr ?parer cet heureux av ?nement pr ?vu ? l’horizon 2012 ? l’issue de presque 20 ans de laborieuse gestation, un magnifique chantier de d ?mocratie participative s’est ouvert en ce printemps 2005, port ? sur les fonts baptismaux par tout ce que l’Aquitaine compte comme personnages importants. La concertation, puisque c’est ainsi qu’on l’appelle, consiste ? demander aux ?lus locaux (qui ont d ?j ? exprim ? leur pr ?f ?rence en faveur d’une autoroute conc ?d ?e d’un bout ? l’autre) et au bon peuple (qu’il faut bien informer puisqu’il va payer) s’il vaut mieux relier Langon et Pau par une autoroute payante en trac ? neuf (pr ?sent ?e par tous comme le choix id ?al), une autre autoroute en trac ? neuf ? demi payante (mais plus ch ?re ? F ?ch ?t) ou une troisi ?me autoroute, panachage des deux pr ?c ?dentes. Comme on le voit, c’est vari ? et original. Pour mieux faire passer le message, un magnifique d ?pliant couleur en papier ?pais au format A3 repli ? en quatre, intitul ? ?A65 Bordeaux Mont-de-Marsan Pau, quelle autoroute ? ?, vantant les m ?rites du projet, a ?t ? tir ? ? 65 000 exemplaires et g ?n ?reusement distribu ? par la direction r ?gionale de l’ ?quipement dans toutes les bo ?tes aux lettres du secteur concern ? par les r ?unions. ? noter qu’ ? la suite de la pr ?sentation des choix de sc ?narios de concession, le d ?pliant pr ?sente ?galement ?le projet envisag ? ? l’issue de la consultation des candidats ? qui n’est autre que la ?concession sur la totalit ? de l’itin ?raire en trac ? neuf ?. En permettant ainsi de faire l’ ?conomie d’un nouveau d ?pliant ? l’issue de la concertation, il s’agit l ? sans doute d’une premi ?re mesure visant ? ?pargner les deniers publics. Le contribuable ne pourra qu’y ?tre sensible ! Bien s ?r, confort ?es par ce genre de maladresses, il y aura toujours des mauvaises langues pour dire que tout espoir de voir ?voluer les choses ? l’issue des r ?unions est inutile, puisque la d ?cision est d ?j ? prise en faveur de la solution S1 (tout conc ?d ? en trac ? neuf) propos ?e par l’ ?quipement et voulue par les ?lus, et que cette concertation n’est l ? que pour la forme, mais le fait est que des r ?unions ont bien eu lieu et qu’elles ont eu le m ?rite de d ?montrer qu’il existe la plupart du temps un certain foss ?, pour ne pas dire un foss ? certain, entre les citoyens et les ?lus qui d ?cident en leur nom,...

Les arguments de vente

Les r ?unions commencent syst ?matiquement par une pr ?sentation bien orient ?e faite par les repr ?sentants de la DRE [1], experts en marketing pro-autoroutier. ? les ?couter, c’est un avenir radieux qu’on nous pr ?pare. Les arguments pour vendre la camelote A65 ne manquent pas : temps de trajet raccourcis de 50 minutes entre Bordeaux et Pau, s ?curit ? accrue, confort am ?lior ?, meilleure desserte de tout l’Est aquitain, et apr ?s la desserte, cerise sur le g ?teau, une petite dose de ?d ?veloppement durable ? toujours bien utile pour rendre plus digestes les couleuvres, surtout longues de 150 km... Le tout bien s ?r pourra ?tre livr ? ? domicile ? l’horizon 2012 pour la modique somme d’un milliard d’euros, dont 500 millions d’euros de subvention d’ ?quilibre, cadeau fait ? la soci ?t ? concessionnaire en cas de choix du sc ?nario pr ?f ?r ? SI [2].

Comment en est-on arriv ? l ? ? C’est en octobre 1993 que le Conseil R ?gional d’Aquitaine a pour la premi ?re fois ?mis l’id ?e d’une ?liaison routi ?re ? Bordeaux-Pau. Deux mois plus tard, en d ?cembre ?993, il ?tait question d’une ?liaison routi ?re rapide ? ; en janvier de l’ann ?e suivante, on parlait d ?j ? de r ?aliser ?25 km d’antennes autorouti ?res aux deux extr ?mit ?s de l’axe ? puis, en avril 1994, d’un axe ?aux caract ?ristiques autorouti ?res ?. Nous y voil ?. En 1995, une premi ?re concertation a eu lieu. ? cette occasion, par un courrier au Pr ?fet en date du 10 mars 1995, la Sepanso a ?mis un avis d ?taill ? sur les diff ?rents sc ?narios et clairement exprim ? son choix en faveur d’une am ?lioration de l’itin ?raire existant et son refus d’une autoroute en trac ? neuf. En 2001, les ?lus (mais plus les associations qui d ?cid ?ment ?mettaient des avis trop bien argument ?s) ?taient ? nouveau consult ?s sur le choix des deux bandes de 300 m ?tres correspondant l’un ? une autoroute en site propre, l’autre en une am ?lioration de l’itin ?raire existant (AIE). Le choix entre une autoroute nouvelle coupant ? travers la campagne et une mise ? deux fois deux voies de la route actuelle semblait encore permis, du moins dans la partie du trajet situ ?e entre Langon et Aire-sur-Adour puisque, au sud de cette ?tape, le choix en faveur d’une autoroute semblait d ?finitif...

Une autoroute ? travers la campagne, sinon rien
La consultation de 2001 portait ? la fois sur le fuseau de passage de l’autoroute en site propre mais ?galement sur la localisation pr ?cise du fuseau pour l’am ?lioration de l’existant (comme si l’existant ?tait susceptible d’ ?tre ailleurs que l ? o ? il est). Dans la plupart des secteurs, un am ?nagement sur place (ASP) ?tait propos ? mais ?galement une alternative dite ?au plus pr ?s ? (APP) : comprendre par l ? ?ailleurs ? ou bien souvent ?assez loin ?. Bien entendu c’est syst ?matiquement cette alternative, pourtant plus co ?teuse car n’utilisant pas la chauss ?e existante et sacrifiant des espaces naturels, qui a ?t ? choisie par les ?lus car ? la fois elle ?loignait le trafic des habitations implant ?es au bord de la route actuelle (le nimbysme [3] n’est pas forc ?ment l ? o ? on le croit... ) et elle leur permettait surtout de se d ?barrasser, une fois pour toutes et ? bon compte, de l’option r ?utilisant la chauss ?e actuelle. Ne laissant pas d’autre choix que deux autoroutes, il serait plus facile d’imposer l’autoroute conc ?d ?e... C’est ainsi que par cet admirable tour de passe-passe r ?alis ? en 2001, au lieu d’avoir ? choisir entre une autoroute en trac ? neuf et une am ?lioration de l’existant, moins co ?teuse et moins dommageable ? l’environnement car r ?utilisant la chauss ?e actuelle, le public doit dire aujourd’hui s’il pr ?f ?re une autoroute, une autoroute ou encore, une autoroute. Bien entendu, contrairement ? l’autoroute enti ?rement conc ?d ?e payante, celle comportant un tron ?on mensong ?rement baptis ? am ?lioration de l’existant (AIE) serait moins ch ?re pour l’usager et dot ?e de plus d’ ?changeurs, mais elle co ?terait th ?oriquement plus cher ? la collectivit ? pour sa construction et pr ?senterait les m ?mes caract ?ristiques d ?sastreuses que l’autoroute conc ?d ?e pour l’environnement. La le ?on des r ?unions publiques Au cours des r ?unions publiques, qui n’ ?taient pas sans rappeler celles du d ?bat public concernant le contournement autoroutier de Bordeaux, on a pu noter encore une fois un profond d ?calage entre les ?lus et les citoyens qui, dans leur immense majorit ?, sont beaucoup plus critiques et pr ?f ?rent une solution gratuite pour l’usager et la moins dommageable qu’il soit pour l’environnement Pour la plupart, les ?lus ont exprim ? un choix en faveur de l’autoroute conc ?d ?e, certains parce qu’ils estiment le projet in ?vitable et qu’ils choisissent, dans l’int ?r ?t de leurs administr ?s, ce qu’ils pensent ?tre la solution ?la moins pire ?, d’autres parce qu’ils sont encore fascin ?s par le progr ?s repr ?sent ? par l’automobile et raisonnent avec des principes, qui certes ?taient d’avant-garde au milieu du XXe si ?cle quand ils faisaient leurs premiers pas en politique, mais qui sont aujourd’hui compl ?tement obsol ?tes pour ne pas dire carr ?ment ringards et ?cul ?s face ? la probl ?matique d’augmentation des prix du p ?trole et la menace de d ?r ?glements climatiques plan ?taires. Dans les petites mairies et les cantons ruraux recul ?s, le mythe de l’autoroute facteur de d ?senclavement et de d ?veloppement ?conomique a la peau dure, c’est le moins que l’on puisse dire...

Les arguments logiques Le premier qui vient ? l’esprit est ?on n’a pas besoin de ?a ? car le trafic, surtout dans la partie girondine et landaise du trajet Langon-Pau, est notoirement insuffisant pour justifier de tels investissements. Une am ?lioration de la route existante suffirait largement ? en gommer les rares points noirs et ? fluidifier le transit aux points d’ ?tranglement. Le second est qu’une autoroute sert toujours d’aspirateur ? camions dont elle facilite la circulation ; or on sait aujourd’hui qu’il faut faire d ?cro ?tre le trafic routier de marchandises si l’on veut respecter les engagements pris par la France lors de la ratification du protocole de Kyoto qui, faut-il le rappeler, est une ultime tentative pour r ?duire les effets d ?sastreux de notre mode de vie sur le climat mondial. Le troisi ?me est compl ?mentaire du second : La demande en infrastructures autorouti ?res ne pourra que se r ?duire car la rar ?faction et le rench ?rissement du p ?trole imposeront sous peu des r ?visions d ?chirantes dans nos modes de d ?placement, d’ ?changes et de consommation. Le quatri ?me enfin est qu’en pr ?vision de cette crise des transports, qui ? court terme menace d’asphyxier notre pays, l’urgence aujourd’hui serait de cesser de gaspiller dans des projets obsol ?tes et de mobiliser tous les fonds disponibles afin de pr ?parer les infrastructures n ?cessaires aux ?changes de demain par le rail ou la mer, beaucoup moins co ?teux sur le plan ?nerg ?tique ou environnemental. C’est pourquoi, faisant appel au bon sens, nous persistons ? dire qu’il y a mieux ? faire aujourd’hui que de sacrifier des milliers d’hectares de milieu naturel, des millions de tonnes de granulats et un milliard d’euros pour construire une infrastructure inutile qui va encore cloisonner un peu plus les espaces naturels de notre belle r ?gion.

Pour quel b ?n ?fice ? Rapidit ??
On nous dit que l’autoroute ferait gagner 50 minutes sur le trajet Bordeaux-Pau. Faux ! Dans ta mesure o ? un certain nombre d’am ?liorations se feront de toutes fa ?ons (d ?viation d’Aire-sur-Adour par exempte), le b ?n ?fice d ? ? l’autoroute sera moindre. Dans le cas d’une comparaison entre une mise ? deux fois deux voies de la route actuelle et une autoroute conc ?d ?e, le b ?n ?fice serait de l’ordre de quelques minutes tout au plus. ? noter que, pour faire face ? la crise p ?troli ?re qui menace, l’Agence internationale de l’ ?nergie pr ?conise de limiter la vitesse ? 90 km/h sur autoroute. Dans ce cas, m ?me en comparant strictement ? la situation actuelle, le b ?n ?fice serait minime.

S ?curit ??
On nous dit que, l’autoroute ?tant 4 fois plus s ?re, on ?conomiserait 7 morts par an et plus de 30 accidents. Faux ! En cas d’autoroute payante, le nombre d’ ?changeurs insuffisant (? cause des frais de construction mais surtout des frais de gestion des p ?ages) fera que les usagers locaux n’auront pas tous acc ?s au nouvel axe dont ils supporteront uniquement les nuisances tout en continuant ? risquer leur vie sur l’ancienne route (qui, faute de cr ?dits, ne b ?n ?ficiera pas des am ?nagements de s ?curit ? n ?cessaires).

Co ?t ?
On nous dit que, gr ?ce ? la concession, les citoyens ne vont rien payer. Faux ! Ils vont d’abord payer au moins 500 millions d’euros au travers de la subvention d’ ?quilibre qui nous est annonc ?e, comme ils ont d ?j ? pay ? par leur imp ?t toutes les ?tudes effectu ?es ? ce jour, ainsi que le simulacre de concertation actuel avec les 65.000 d ?pliants de r ?clame g ?n ?reusement distribu ?s dans les bo ?tes aux lettres... Plus tard, en cas de faillite du concessionnaire pour cause de trafic insuffisant, ils paieront encore d’autres subventions dites ?d’ ?quilibre ? pour combler les d ?ficits d’exploitation. C’est une ?vidence car on n’a jamais vu une autoroute fermer en cas de d ?ficit. Et puis c’est bien la collectivit ? tout enti ?re qui va supporter le co ?t des dommages environnementaux et, ??, personne ne le comptabilise.

Financement des autres infrastructures ?
On nous dit que l’autoroute, gr ?ce aux recettes de p ?ages, permettra de financer les infrastructures ferroviaires ou portuaires permettant ainsi le d ?veloppement de transports alternatifs. C’est totalement grotesque dans la mesure o ? l’on sait d’avance que cette autoroute sera tr ?s d ?ficitaire. C’est au contraire de l’argent qui aurait pu ?tre utilis ? pour le rait ou les infrastructures portuaires qui servira ? combler tes d ?ficits chroniques de l’A65.

D ?veloppement ?conomique ?
On nous explique que l’autoroute va enfin permettre le d ?veloppement de l’Aquitaine et, bien entendu, de chaque commune travers ?e. C’est une contre-v ?rit ? suppl ?mentaire, comme s’il suffisait d’y croire... Il n’y a qu’ ? comparer la situation des communes situ ?es le long de la RN113 avant et apr ?s l’ouverture de l’A62 entre Bordeaux et Toulouse pour s’en convaincre. D’abord, les quelques minutes gagn ?es entre Langon et Pau par l’autoroute payante par rapport ? l’am ?nagement de l’existant ne comptent pas et ne justifieront d’aucune fa ?on l’installation de zones d’activit ? ? proximit ? des rares ?changeurs. La crainte exprim ?e par certains de voir les poids lourds continuer ? emprunter la route actuelle gratuite est bien la d ?monstration que l’autoroute n’est peut- ?tre pas aussi indispensable qu’on le dit aux ?changes de marchandises... Enfin, alors qu’une simple route fait toujours travailler les commerces des villages desservis, en raison notamment des ralentissements en agglom ?ration qui permettent de s’arr ?ter facilement, une autoroute sans ?changeurs asphyxie d ?finitivement les territoires travers ?s et ne peut en aucun cas les d ?senclaver. M ?me en cas d’ ?changeurs, les usagers h ?sitent ? sortir. Dans tous les cas, m ?me au niveau de ses ?changeurs, l’autoroute conc ?d ?e n’apporterait rien par rapport ? l’itin ?raire actuel am ?lior ? et mis aux normes.

Environnement ?
On nous dit que la construction se fera dans le respect de l’environnement. 150 km de cloisonnement, 2000 hectares pr ?lev ?s sur le milieu naturel, 4 millions de tonnes de granulats, ne sont pas rien. L’am ?lioration de l’existant avec am ?nagement sur place (qui n’est en rien le trac ? AIE propos ?) aurait certes un co ?t environnemental ?lev ? (cloisonnement des territoires) mais il serait bien moindre que celui de l’autoroute pour des avantages bien sup ?rieurs en terme de desserte des territoires. Evolution des trafics ? On nous fait croire que le trafic serait appel ? ? cro ?tre avec la m ?me courbe que par le pass ?. C’est de la publicit ? mensong ?re, car le prix du p ?trole va augmenter au fur et ? mesure de l’augmentation de la demande des pays ?mergents et de l’ ?puisement des stocks les plus faciles (et les moins chers) ? exploiter. L’augmentation du prix du baril n’est pas conjoncturelle mais structurelle. De plus, si la France tient ses engagements en mati ?re de lutte contre l’effet de serre (respect du protocole de Kyoto), le trafic routier de marchandises devra se r ?duire. A noter que les partisans de l’autoroute prolongent les courbes de croissance du trafic pour justifier leur demande mais oublient bien s ?r d’extrapoler la courbe d’augmentation du prix du brut, ce qui aurait pourtant le m ?rite d’ ?clairer le d ?bat. Am ?nagement du territoire ? On pr ?sente la proximit ? de Toulouse et Pau comme un handicap pour l’Aquitaine. ? l’heure de l’Europe, faire valoir la proximit ? de Toulouse avec Pau en temps de trajet pour justifier un rapprochement de Pau avec Bordeaux ? n’importe quel prix est une vision anachronique de l’am ?nagement du territoire. Les ?changes de Pau avec Toulouse n’handicapent pas Bordeaux et, ? l’ ?chelle de la France, ils sont au contraire un atout pour l’Aquitaine. Rapprocher Bordeaux de Pau dans l’espoir d’en ?loigner Toulouse n’apporterait rien en terme d’am ?nagement du territoire ou de d ?veloppement durable. A noter que le choix d’un contournement d’Aire-sur-Adour par l’ouest, plus co ?teux sur le plan de l’environnement qu’un contournement par l’est, est la d ?monstration que l’am ?nagement du territoire passe bien apr ?s les petites rivalit ?s entre d ?partements ou r ?gions. Un contournement d’Aire par l’est aurait eu le m ?rite d’offrir un ?changeur vers Tarbes et les Hautes-Pyr ?n ?es, mais il aurait fallu passer dans Barcelone-du-Gers qui, comme chacun le sait, est en ?territoire ennemi du Midi-Pyr ?n ?es... D ?risoire !

Article vol ? ? Attac 40

[1Direction r ?gionale de l’ ?quipement

[2Car m ?me en extrapolant la croissance du trafic de ces derni ?res ann ?es, toutes les projections d ?montrent que cette autoroute conc ?d ?e et ? p ?age serait largement d ?ficitaire.

[3De l’anglo-saxon NIMBY (Not In My Backyard), litt ?ralement ?Pas dans ma cour ?


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