AGORA, un journal européen d’information ?

Attac Rhône (R. Joumard, J.F. Escuit, S. Schweikert, M. Christian et H. Paraton), Attac Romans (Annie Vital), Pascal Paquin (Attac 89), Attac Berlin (Carla Krüger)
dimanche 6 avril 2008

L’Europe est divisée entre ceux qui peuvent parler et se faire entendre, et la masse qui n’a qu’à se taire ; entre ceux qui sont renseignés parce qu’ils parviennent à s’alimenter à des sources variées et la masse qui reçoit des nouvelles incomplètes, univoques, convergentes. Pour que l’Europe devienne celle des citoyens plutôt que celle de l’oligarchie, un espace public européen est indispensable, qui offre les conditions d’un véritable débat public européen commun, mettant en scène les contradictions comme les accords entre les peuples et entre les citoyens.

Un tel espace public, l’agora des anciens Grecs, participe de l’éducation populaire, la met en œuvre, lui donne les moyens d’être réellement populaire. Cet espace public n’existe pas. Les rencontres militantes européennes en montrent la nécessité et pourraient en être les prémices.
Quels en seraient les objectifs ?

Objectifs
Les objectifs de cet espace sont au moins quatre :

  • Permettre au citoyen européen de donner son avis, de poser des questions. Cet objectif a pour conséquences pratiques :
    • toutes les langues européennes sont acceptées,
    • tout article est accepté,
    • toute réaction à un article est acceptée,
    • s’appuyer sur un réseau d’organisations européennes, et notamment sur les Attac d’Europe.
  • Permettre aux citoyens de s’informer, ce qui a pour conséquences pratiques :
    • traduire les textes dans le plus grand nombre possible de langues européennes,
    • privilègier les textes de qualité (sur le fond et sur la forme),
    • privilégier les textes courts,
    • limiter si nécessaire le volume produit,
    • rendre facile l’accès aux textes.
  • Toucher aux questions européennes, avec pour conséquences :
    • traiter des questions qui intéressent les citoyens de plusieurs État-membres et donc ne traiter les questions strictement nationales ou locales que de manière synthétique ou comme exemple d’une problématique plus générale,
    • privilégier la diversité des textes quant à leur origine géographique (sujets, auteurs).
  • Limiter les coûts, avec comme conséquences :
    • ne traduire que les textes les plus intéressants,
    • reposer pour l’essentiel sur des militants ou des lecteurs ‘actifs’,
    • utiliser exclusivement le web,
    • limiter la consommation de papier nécessaire pour imprimer les textes.

Le projet

Les caractéristiques d’un tel espace que l’on peut déduire des objectifs stratégiques ci-dessus sont partiellement contradictoires. Il s’agit donc d’un compromis, sous la forme d’un journal sur le schéma suivant :

Un site web multipolaire

Le journal prendrait la forme d’un site web hébergé et géré par un réseau européen d’organisations, notamment d’Attac, et pour commencer par un ensemble d’Attac nationaux et de comités locaux.

Un espace à trois niveaux

Le premier niveau est le niveau d’entrée, où tout citoyen peut publier un texte, réagir à un texte publié, sans filtre autre que le respect de la loi. Les textes ne seraient publiés sur ce niveau que pendant une durée limitée, deux semaines par exemple.
Le deuxième niveau serait une sélection de textes du premier niveau (accompagnée d’une sélection des commentaires qu’ils ont suscités). La sélection serait faite par un comité de rédaction, sur des critères de fond et de forme. Ce deuxième niveau serait publié chaque semaine et pérenne.
Le troisième niveau serait les archives du deuxième niveau.

Un espace multi-lingue

Chacun peut y écrire dans la ou les langues européennes de son choix, y compris en espéranto et dans les formes de langages permettant l’intercompréhension au sein d’une famille linguistique. Les auteurs seraient encouragés à traduire eux-même leur texte en d’autres langues, au minimum son titre, voire un résumé. Les langues dans lesquelles un texte est disponible est un des critères de sélection des textes du 2e niveau. Le comité de rédaction propose à la traduction les textes du 2e niveau qui lui paraissent les plus intéressants, avec la possibilité de n’en traduire qu’un résumé.
Les textes devront être courts, concis et écrits avec le soucis d’en faciliter la lecture à ceux dont ils n’utilisent pas la langue maternelle : des arguments bien exposés, bien nourris de références.

Un espace européen

Les textes devront intéresser les citoyens de plusieurs pays et donc privilégier les sujets paneuropéens. La diversité géographique des auteurs et des sujets sera un critère de sélection pour le 2e niveau.

Un espace facilement accessible

Outre le caractère multipolaire du site, le journal devrait être organisé sous la forme de rubriques, telles qu’utilisées couramment dans la presse. Parallèlement, un système de recherche par contenu (style google) permettrait au lecteur de lister les textes traitant d’un sujet donné. Une indexation des textes par mots-clefs sur liste finie et multi-lingue permettrait d’indexer tout texte quelque soit sa langue.
La taille des textes devrait être limitée, sauf exception pour des textes de grande valeur. Les versions imprimables des textes devraient être optimisées pour limiter la consommation de papier.

Le financement

Le projet pourrait être en partie aidé par le programme "L’Europe pour les citoyens" de la Commission européenne, s’étendant sur 2007-2013. On peut aussi imaginer de demander une contribution modeste à l’utilisateur au-delà de 3 visites du 2e niveau en deux mois pour une même adresse de courriel (0,50 € la visite, 10 € pour un an).


Documents joints

version française
version allemande
version espagnole
version anglaise

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