Diaporama 3 - Dette et dépenses publiques : les arnaques néolibérales

(37 diapositives)
lundi 26 mai 2014
par  Robert Joumard

Nous examinons trois argumentations dans le champ de la dette publique : la droite est bonne gestionnaire contrairement à la gauche, l’État vit au dessus de ses moyens, et le coût du travail est trop élevé.

1. La droite est-elle bonne gestionnaire contrairement à la gauche ?

Non : c’est essentiellement les gouvernements de droite qui ont fait augmenter la dette publique.

2. L’État vit-il au dessus de ses moyens ?

Si les dépenses de l’État ont fortement diminué depuis 30 ans, ses recettes ont encore plus chuté, ce qui montre que la dette est due à la chute des recettes et non à l’augmentation des dépenses. La chute des dépenses de l’État pour les services publics est très importante, et notamment pour l’enseignement-recherche, la défense et les services généraux. Elle est en grande partie compensée par la hausse des dépenses de service public des collectivités locales.

La chute des recettes est due aux diminutions très importantes de la fiscalité des citoyens les plus riches et des entreprises (surtout des plus grandes). Ces cadeaux fiscaux sont responsables de l’essentiel du déficit de l’État, qui serait même en excédent certaines années hors cadeaux fiscaux. Les cadeaux fiscaux sont cependant loin d’être le seul mécanisme des déficits publics. L’ensemble des mécanismes des déficits publics sont responsables de près de 240 Md € de recettes perdues, à comparer aux 99 Md € de déficit public.

L’évaluation de l’impact combiné sur la dette des cadeaux fiscaux, de l’évasion fiscale des particuliers permise par le secret bancaire et de l’effet boule de neige montre que ces seuls 3 mécanismes du déficit sont responsables de la totalité de la dette de l’État. La prise en compte, par extrapolation, des autres mécanismes du déficit montre avec certitude que l’annulation des mécanismes du déficit ou d’une partie d’entre eux permettrait d’annuler la dette publique. La dette publique n’est donc due qu’aux différents mécanismes – mis en place ou non combattus, pour réduire les recettes publiques, et non à d’autres phénomènes liés à la dépense publique. La totalité de la dette publique 2012 serait donc illégitime.

Les données à la base des résultats ci-dessus sont disponibles sous la forme d’un fichier Excel.

3. Le coût du travail est-il trop élevé ?

L’analyse de l’évolution du partage de la valeur ajoutée montre que la part des salaires directs et indirects a chuté de 7 points depuis 15 ans, au bénéfice des détenteurs du capital. On a donc assisté à un transfert de 100 à 150 Md € au bénéfice des plus riches. Les données à la base de ce travail sont disponible sous forme d’un fichier Excel.

Ce diaporama est disponible ci-dessous en format ppt (avec commentaires) et pdf (sans commentaires). Il fait partie d’une suite de 5 diaporamas sur la dette publique.

Le diaporama correspond au paragraphe 3 du texte de l’analyse de la dette publique française.


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Diaporama 3 - Dette et dépenses publiques : (...)
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