L’imposture Macron

Un « business model » au service des puissants

jeudi 5 avril 2018, par Attac France

Mots-clés : Inégalités, Emploi, Revenu, Travail, Néolibéralisme

 

L’illusion d’une sortie de la crise actuelle par des politiques néolibérales est-elle nouvelle ? C’est ce que prétend incarner Emmanuel Macron, en voulant créer une mystique salvatrice via ses réformes économiques et sociales. Un an après son élection, Attac et la Fondation Copernic décryptent dans cet opus les impasses d’une politique qui se prétend résolument moderne alors qu’elle n’a de cesse de prendre des mesures issues de l’ « ancien monde »

À l’illusion du « en même temps » se sont adossés un rapport au pouvoir parfaitement éculé (car conçu comme autoritaire et vertical), et surtout la mise en place d’une politique de fuite en avant néolibérale, où remise en cause des droits sociaux et cadeaux aux plus riches participent à renforcer le pouvoir de ceux qui l’ont déjà.
Cette nouvelle gestion froide et cynique de la chose publique se met en place au sommet de l’État avec l’arrivée d’un contingent de jeunes bureaucrates : les « Macron’s Boys and Girls ». Ils sont à la base d’une nouvelle machine technocratique alimentée par des réformes où progrès social et écologie sont les grands absents.


Un « business model », qui se prétend dénué de toute idéologie, est mis en place dans la « start-up nation France ». La Macronie s’est dotée d’une « novlangue » faussement innovante et porte aux nues un illusoire salut néolibéral où seuls les premiers de cordée, les puissants et la nouvelle « noblesse d’État libéral » trouveront grâce.


Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron parie sur l’anesthésie de la société. Mais le réveil risque d’être douloureux. Face à une telle visée, voici un ouvrage qui propose à tous ceux qui ne se résignent pas, un projet porteur d’une autre vision de la société…

Livre coordonné par Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa et Aurélie Trouvé.

 

Bonjour,
 
Notre prochaine répétition aura lieu mardi 6 novembre (vacances de la Toussaint obligent),
à 18 h 30 au lieu habituel, la boulangerie “Les copains”.
 
A bientôt.
Bien amicalement
 
Domy
 
 

Nouveau livre Attac : L’abécédaire engagé

 

Publication 29 août 2018

Bonjour

Le nouveau livre d’Attac : L’abécédaire engagé sort en librairie aujourd’hui, vous pouvez le commander sur la boutique en ligne d’Attac.

De Naomi Klein à Susan George, en passant par Tadzio Müller, Éric Toussaint, Chico Whitaker, Monique Pinçon-Charlot, Antoine Deltour, Christian Laval et Pierre Dardot, Mariana Otero, José Bové, Jérôme Baschet…, une soixantaine d’auteurs et autrices ont façonné les mots de cet abécédaire engagé.

Publié à l’occasion des vingt ans d’Attac, ce beau livre se lit comme l’histoire en cours des résistances et des alternatives en faveur d’un monde juste, écologique, démocratique et solidaire. Au détour des pages, des images superbes donnent vie aux événements, aux mobilisations et aux actions menées par l’association altermondialiste et ses partenaires au long de ces vingt dernières années. Il s’agit ici de se réapproprier les mots et le désir d’agir qui fondent la possibilité d’un autre monde.

Domy

 

 
 
GRANDE-SYNTHE, la ville où tout se joue 
Du 7 au 13 novembre à l'amphi de Vienne.
 
 
   Pollution industrielle, crise migratoire, chômage record sur fond de fermeture
d’usines… : la ville de Grande-Synthe , proche de Dunkerque, ressemble à un concentré des catastrophes auxquelles l’humanité sera demain confrontée.
   Pourtant, en dépit de ce tableau noir, des pépites de « Beau » surgissent dans
la ville. Ici, on ne se révolte pas, on ne se résigne pas non plus. Les citoyens,
sous l’impulsion de leur maire Damien Carême, se retroussent les manches et
inventent l’avenir. La ville, aujourd’hui en pointe sur les questions de transition
écologique, devient un laboratoire du futur.
   « Si on est renvoyé à nos éléments d’impuissance, on cultive l’impuissance »,
explique l’économiste Christian du Tertre, qui intervient dans une scène du film.
En écho, Damien Carême répond : « Inutile de se répéter 30 000 fois que le
rapport de force est en faveur du capital et de la mondialisation. La question est
de savoir : qu’est-ce qu’on peut faire maintenant ? ».

Pour un petit aperçu voici la bande annonce : www.grandesynthelefilm.com

Saluons la naissance d’un groupe ANV COP 21 à Vienne

Première action, premier succès pour ce groupe de militants du climat, né le lendemain de l’étape à Vienne du tour Alternatiba. Formés à l’action non violente par ANV COP21, ils et elles ont nettoyé les vitres de la Société Générale de Vienne, signifiant la volonté de nettoyer cette banque qui se salit en finançant des activités sales : un terminal gazier géant au Texas (projet Rio Grande LNG), destiné à expédier du gaz de schiste dans le monde entier par bateaux géants. Il faut rappeler que les gaz de schiste sont extrêmement polluants , leur extraction nécessitant l’usage de produits toxiques à très forte pression (« fracking ») qui sont ensuite déversés à l’air libre, alors qu’une partie reste dans le sous-sol, polluant les nappes phréatiques. Leur exploitation est interdite en France, en principe car le gaz de houille en fait partie. Société Générale va donc financer une activité interdite en France, ultra polluante, et permettre l’importation en France de gaz de schiste, pourvoyeur de CO2. La politique d’investissements à l’étranger de Société Générale est désastreuse pour le climat : après avoir renoncé sous la pression au projet « Charcoal » de terminal charbonnier géant en Australie, elle remet le couvert avec le projet texan. Elle doit être dénoncée avec la plus grande vigueur. Attac en a fait aussi une cible. Cette finance folle doit être désarmée. Nous soutenons cette action à laquelle une militante d’Attac a participé, et nous travaillerons en parfaite entente avec ANV COP21.

 

 

 

 

 

 

UN ESPRIT CRITIQUE  À L’ENCONTRE DU CETA ET DE SCEPTICISME

S’EST PEU À PEU DÉVELOPPÉ EN EUROPE

Car il s’agit d’un texte profondément négatif et inacceptable dans tous les domaines

Est-il acceptable, en effet, que les négociations aient eu lieu dans la plus stricte confidentialité en relation étroite avec les lobbys qui n’étaient évidemment pas là pour faire de la figuration ou pour servir les intérêts collectifs mais pour influencer les débats au service des entreprises multinationales dont ils sont issus.

 

Est-il acceptable d’envisager comme le prévoit le Ceta, la suppression des douanes entre pays économiquement, socialement et écologiquement très différents. Même si les taxations douanières sont globalement proches, elles peuvent avoir des variations énormes sur certains produits et alors fausser fortement les échanges.

 

Est-il acceptable de prévoir une harmonisation par le bas des normes non tarifaires, c’est-à-dire de tout ce qui concerne le social, la santé, l’environnement, les réglementations les plus diverses qui, pour chaque pays relèvent de son histoire propre, parfois chèrement payées, comme au plan social par exemple. Le laminage de toutes ces richesses et l’harmonisation des normes constituent sans nul doute, l’un des objectifs les plus importants et les plus dangereux du projet de traité.

 

Est-il acceptable d’envisager la suppression des barrières dites « non nécessaires » comme les réglementations spécifiques, des investissements ou des aides locales ou régionales, les services publics etc…susceptibles de fausser la concurrence de gêner les attentes d’activité et de profit des investisseurs. En d’autres termes, les pays d’accueil doivent se livrer à la domination de ces derniers, sans rien dire. On imagine mal quelle chance aura de l’emporter un entrepreneur ou une quelconque initiative nationale, régionale, locale face à une forte entreprise étrangère libérée de toutes contraintes sociales et douanières.

 

L’université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens s’est tenue à Grenoble les 22,23,24,25 et 26 août 2018.

Ce fut un immense rassemblement international. Tous les aspects de la vie en société sont abordés : de la politique et de l’économie à la vie quotidienne, de l’état du monde à la réalité locale, de l’éducation à la retraite, de l’agriculture au monde numérique, de l’Europe à l’Afrique, l’Asie, les Amériques, et surtout de la théorie à la pratique. Curieusement rien sur la santé ni sur la Grèce dans les titres. Mais ces sujets ont été abordés dans divers ateliers. Le programme imprimé fait 60 pages !

Rendez vous compte : plus de 2200 participants ont échangé dans 64 ateliers, 33 modules, 11 forums. Impossible de participer à tout. Les choix sont douloureux. Deux viennois, Madeleine et Christian,ont été présents les 23,24,25 et Véronique,une copine de Vienne, nous a accompagnés le samedi 25. Nous avons retrouvé sur place des anciens viennois: Nicolas et Carine, Nikolaz et Célia, deux copines de Lyon:Monique et Josette.

Nous avons planché sur les retraites, les services publics,la françafrique,le féminisme, la presse indépendante, les droits de l’homme et l’environnement, les grands projets inutiles, les migrations,la résistance face à la criminalisation de la société civile, la formation à la désobéissance civile, et lors d’un dernier forum:que faire de l’Europe ?

A l’extérieur des bâtiments du campus de St Martin d’Hères, des stands : Attac bien sur, avec des publications récentes, du matériel militant, et des associations amies:nous avons découvert Ingénieurs Sans Frontières qui a au moins une adhérente à Vienne, mais aussi un bar (café, thé, jus de fruits, bière) pris d’assaut aux heures de pointe (le café du matin, la bière de midi), au moins 5 points de vente de repas préparés par des associations ou des copains cuisiniers.Un atelier Batucada a rassemblé de 50 à 200 stagiaires,pour se terminer par une déambulation en centre ville le samedi.

Après avoir vu tant de monde, entendu des militants de nombreux pays ,d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, il y a comme un vertige, puis la certitude qu’un mouvement puissant émerge, apparaît au grand jour, et ça donne une pêche terrible. Alors à la prochaine Université d’Été,en 2019, allez-y  dans une vie de militant,ça compte.

Christian et Madeleine Lagier

 

 

LE 15 SEPTEMBRE

PRENDRE LE CONTRÔLE DE LA FINANCE

Le 15 septembre 2008 représente un moment symbolique quant à la manière dont la crise financière (puis économique et sociale) a débuté. Même si tout a commencé en 2007 avec la crise des subprimes aux USA, c’est bien la faillite de la banque Lehman Brothers qui a déclenché l’onde de choc. Il n’est pas douteux que l’évènement sera l’occasion, 10 années plus tard, de l’évocation de multiples souvenirs et questionnements.

Des dizaines d’organisations en Europe ont décidé de mener une campagne de dénonciation de la façon dont la crise a été gérée : les responsables n’ont pas eu de comptes à rendre et aucune mesure sérieuse n’a été prise contre les systèmes financiers et bancaires et contre l’avidité de quelques-uns, pour éviter le déclenchement de nouvelles catastrophes. Et pire ce sont les citoyens (es) qui ont dû en supporter les conséquences en étant soumis à des politiques d’austérité draconiennes tout particulièrement en France et dans de nombreux autres pays européens.

C’est pourquoi le 15 septembre a été décrété journée nationale d’action réunissant 350 organisations européennes sous la même bannière, chacune avec ses modes d’action divers et complémentaires, dont Attac France et ses réseaux européens. Ses comités locaux, sur le terrain, seront des acteurs clés de cette journée d’action.

Toutefois la finance ne sera pas l’axe unique de cette campagne.

De nombreux rapports insistent sur le rôle de la finance et des banques dans la crise et sur la nécessité de les réguler. Ils sortiront aux alentours du mois de septembre, exposant 2 arguments principaux :

  • La finance contribue actuellement au changement climatique en investissant massivement dans les fossiles. En prenant le contrôle sur la finance et les banques, il serait possible de financer la transition climatique.

  • D’autre part, d’autres initiatives se poursuivront telle par exemple ALTERNATIBA.

Rendez-vous, donc, en septembre pour nettoyer les banques et les institutions financières qui salissent la planète et pourrissent nos vies.

Des informations plus complètes seront diffusées le moment venu.

Georges