Michel Bazin
 
C'est surtout grâce à Georges Brassens que l'on connaît l'existence de Mademoiselle du Parc, de son vrai nom Marquise-Thérèse de Gorla (née en 1633), une très belle actrice et danseuse qui fit connaissance à Lyon de la troupe de Molière qui l'engagea aussitôt. Lors du passage à Rouen de la troupe, les frères Corneille lui firent en vain la cour. Nul ne sait si la description faite par un contemporain de Marquise rendit fou Pierre et Thomas: "Elle faisait certaines cabrioles remarquables, car on voyait ses jambes et une partie de ses cuisses, par le moyen de sa jupe fendue des deux côtés, avec des bas de soie attachés au haut d'une petite culotte". Ce qui est certain c'est que Thomas Corneille ( complètement tombé dans l'oubli bien qu'il ait écrit plus de quarante pièces de théâtre) lui écrit 136 vers dont ces adieux :
"Allez, belle Marquise, allez en d'autres lieux
Semer les doux périls qui naissent de vos yeux..."


Mais la postérité retiendra surtout les Stances de Pierre Corneille que Georges Brassens mettra en musique en 1962, un peu plus de trois siècles après leur écriture, dans un disque où l'on trouve aussi "Les trompettes de la renommée " ( bien mal embouchées selon leur auteur ! ). Brassens se contente des trois premières strophes répétées deux fois


Marquise si mon visage 
A quelques traits un peu vieux 
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux

www.varmatin.com/a/374290

https://www.youtube.com/watch?v=ujAppij4HfE


VIDÉO.

"Dès que je serai debout, je serai dans la rue",

promet Geneviève Legay depuis son lit d'hôpital.

 

Christian Lagier

Écologie vs Économie

Le discours ambiant oppose les deux termes, les rendant incompatibles. C’est méconnaître le sens des mots et les charger d’idéologie, pour soutenir une position politique, elle-même très idéologique.

L’économie étudie les mécanismes de production, d’échange et de consommation des biens et services, observables dans toute société humaine. Le rôle de la monnaie, invention bien humaine, pervertit ces processus tout en voulant les faciliter.

L’écologie se penche sur l’origine de tous les biens produits et échangés, qui est au départ la nature, et les moyens de protéger celle-ci en distinguant ce qui est pérenne et ce qui est épuisable.

Il s’agit de 2 sciences qui devraient toutes deux contribuer à servir l’humanité, aidant à la bonne gestion du capital dont elle dispose.

Le conflit naît de la croissance et de l’appétit de l’espèce humaine, et des inégalités en son sein. Les progrès technologiques ont permis la croissance considérable de la production de biens et de leur consommation. Les échanges mondialisés en font un processus planétaire, qui génère d’énormes profits, très inégalitairement répartis : de grands groupes et leurs dirigeants constituent des fortunes énormes, ne cédant que des miettes aux travailleurs. Ils acquièrent ainsi un pouvoir qui s’avère supérieur aux organisations démocratiques, au point de les contrôler et de les mettre à leur service. Les mécanismes qui ont permis cette évolution sont érigés en principes économiques dogmatiques, présentés comme devant faire le bonheur de l’humanité. On désigne souvent cela par les termes de néolibéralisme ou ultra libéralisme.

Le gouvernement n’est plus dans une « dérive » autoritaire : il est en plein dedans. Il est donc grand temps pour les autres citoyens de ce pays de se réveiller : la lutte qui commence aujourd’hui n’est pas celle des « gilets jaunes », elle doit être celle de tous, avec ou sans gilet. C’est la démocratie elle-même, celle d’une république sociale et solidaire, qu’il s’agit de reconstruire.
https://i0.wp.com/www.anti-k.org/wp-content/uploads/2019/03/genevi%C3%A8e-legay-police.jpg

Pour commencer, une petite anecdote personnelle : le lendemain de ma garde à vue, après avoir été arrêté lors de l’acte XIX, j’appelle ma mère, afin de lui signaler qu’elle va bientôt recevoir ma convocation au commissariat (je n’ai pas d’adresse fixe sur Nice). La connaissant, je ne m’attendais pas à une réaction très enthousiaste, mais j’ai eu droit à bien pire : en gros, elle me dit que quelle idée d’aller à une manifestation interdite, que interdit c’est interdit et que c’est comme ça, et que tout de même en France on a pas trop à se plaindre et qu’il faut arrêter les bêtises. Je lui raccroche tendrement au nez.

Et aujourd’hui, je m’interroge. Nombreux sont ceux, également, à ma grande stupéfaction, qui, par exemple, n’ont pas été émus outre mesure par le sort de Geneviève, cette dame de 73 ans qui, malgré la tentative de piteux mensonges de Macron et de Prêtre, a effectivement été poussée par un policier lors de la manifestation. Nombreux sont ceux qui pensent encore que la situation actuelle n’a rien de préoccupant.

Et nombreux sont celles et ceux qui croient encore vivre en démocratie. Et à tou-te-s celles et ceux là, j’ai envie de demander : quand est-ce que vous comptez vous réveiller ?

Nous connaissons tous l’exemple de la grenouille qui se laisse ébouillanter tant que la température de l’eau monte degré par degré, mais, dans votre cas, et j’en suis navré, j’ai la triste impression que même balancées directement en plein cœur d’un poêle à mazout poussé à plein régime, les petites grenouilles que vous êtes continueraient à croasser que tout va bien et qu’on a pas à se plaindre ma bonne dame.

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Depuis plusieurs mois, Lyon ne cesse d'accélérer sa mobilisation pour le climat et la justice sociale. Le samedi 16 mars dernier, nous étions 40 000 citoyen.ne.s à déclarer l'état d'urgence climatique et social, parcourant les rues de Lyon, mouvement climat, jeunes, étudiant.e.s, Gilets jaunes, proclamant ainsi l'entrée en résistance.

Les mobilisations des 15&16 mars sont historiques.
Un très grand merci à vous  !

Lire le communiqué 

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Samedi 23 mars, Geneviève Legay, 73 ans, porte-parole d’Attac 06, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des gilets jaunes à Nice. Lundi 25 mars, le procureur de la République de Nice a affirmé que Geneviève Legay «  n’a pas été touchée par des policiers   », une affirmation reprise par le ministre de l’Intérieur et le Président Emmanuel Macron. Tout au long de la semaine, cette version des faits a été remise en cause par plusieurs médias sur la base de témoignages concordants et de l’analyse des différentes images de la scène. Vendredi 29 mars, le procureur de la République a finalement admis que c’est bien un policier qui a provoqué la chute de Geneviève Legay en tentant de renvoyer la responsabilité à cette seule «  initiative personnelle condamnable  ».

Nous, signataires de cet appel : 

  • > dénonçons les contre-vérités et les contre-feux qui visent à dédouaner l’État, les autorités locales et les forces de l’ordre de leurs responsabilités dans les très graves blessures de Geneviève Legay ;

  • > souhaitons obtenir toute la vérité sur les circonstances de cette violente agression.

    Pour en savoir plus et signer l'Appel

Geneviève Legay a été poussée par un policier, admet le procureur de Nice

Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le , mis à jour à 

afp.com/Valery HACHE

Une information judiciaire est ouverte pour « violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique ».

La manifestante blessée samedi 23 mars lors d’une charge des forces de l’ordre pour disperser des gilets jaunes à Nice a bien été poussée par un policier, a déclaré vendredi le procureur, qui a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire.

Dans un premier temps, le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre avait assuré lundi qu’il n’y avait eu « aucun contact » entre la manifestante, Geneviève Legay, 73 ans, et un policier. La poursuite des investigations et le témoignage « rectifié » d’un policier, qui a admis avoir repoussé du bras une femme, et non un homme comme il l’avait dit initialement, ont finalement permis d’établir que la chute de Geneviève Legay avait bien été causée par un membre des forces de l’ordre, a-t-il précisé dans un communiqué.

Samedi dernier, Geneviève Legay, porte-parole d’Attac dans les Alpes-Maritimes, avait violemment chuté lors de la dispersion d’une manifestation de gilets jaunes place Garibaldi, dans un périmètre interdit à toute manifestation.

Le policier a « rectifié » son témoignage

« Comme je l’avais indiqué lundi dernier, les images alors disponibles qui avaient été visionnées et les témoignages recueillis me conduisaient à conclure qu’il n’y avait pas eu de contact direct entre la victime et les policiers », a rappelé Jean-Michel Prêtre. Mais les investigations se sont poursuivies, notamment avec la saisie de nouvelles images et l’audition de nouveaux témoins, a-t-il poursuivi.

 

« Les résultats finalisés (…) de l’exploitation de très nombreuses autres images (…) et la mise en cohérence de l’ensemble de ces éléments de preuve, m’ont conduit avec les enquêteurs à constater qu’avant l’arrivée du cordon de ses collègues au niveau où se trouvait Mme Legay, un fonctionnaire de police isolé et dépourvu de bouclier avait écarté du bras vers sa droite Mme Legay, provoquant ainsi (sa) chute », a ajouté le magistrat. Le policier en question, déjà entendu, a « rectifié ce matin son témoignage en admettant que la personne qu’il avait écartée de son chemin n’était pas un homme comme il l’avait déclaré initialement », a-t-il indiqué.

Une information judiciaire a été ouverte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et le magistrat a demandé à ce qu’elle soit confiée à plusieurs juges d’instruction.

Le Président de la République Emmanuel Macron se rendra au cimetière de Morette et sur le plateau des Glières dimanche 31 mars pour un hommage à la Résistance. Il sera accompagné de Jean-Michel Blanquer, de Geneviève Darrieussecq et de de l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy.

Nous, Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, vivons cette présence comme une insulte aux valeurs du Conseil National de la Résistance et aux combats des Résistants, et dénonçons une opération de communication politicienne.

Emmanuel Macron viendra rendre hommage aux combattants des
Glières en "oubliant" d’évoquer la pensée politique de ces derniers.

Résumer la Résistance à ses faits d’armes, c’est nier l’Histoire. C’est nier que des femmes et des hommes sont tombés pour des valeurs, pour un monde plus juste et plus égalitaire. Grâce au Conseil National de la Résistance, composé de toutes les tendances politiques, ce qui n’était qu’une utopie sous l’occupation est devenu réalité à la Libération.

Pour ces Résistants, cette promesse des "jours heureux" valait plus que
leur sang. Leurs combats pour que l’intérêt général s’impose face aux intérêts particuliers a permis notamment la création de la Sécurité Sociale, la mise en place des retraites par répartition et des services publics, l’éviction des féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, l’indépendance de la presse à l’égard de l’Etat et des pouvoirs d’argent.

Comment ne pas voir une contradiction flagrante avec les politiques
menées aujourd’hui ? Ce sont bien ces conquis qui sont attaqués depuis des décennies par ceux-là même qui se tiendront droits face aux tombes de ces héros.
C’est de la récupération : le Président vient honorer la Résistance mais par ailleurs il s’acharne à détruire son édifice social et politique !

Pour couronner le tout, au mépris de l’actuel Président de la République pour les revendications sociales du mouvement des Gilets Jaunes et des syndicats s’ajoute l’irrespect dont avait fait preuve Nicolas Sarkozy en mars 2008 face aux anciens Résistants dans ce même lieu du cimetière de Morette. Ça fait beaucoup !

Pour toutes ces raisons et pour rendre à la Résistance l’hommage qu’elle mérite, nous appelons à un rassemblement dimanche 31 mars à 14 h à Thorens-Glières, au pied du Plateau, sur la place de la Liberté, entre la mairie et la salle Tom Morel.

Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui
Thorens-Glières le 29 mars 2019