Dans ces temps difficiles, prenons le temps , prenons une pause pour réfléchir, rêver
et pour s’amuser !
 
 

 
Bises
Dominique
 
 
 

Quand un soldat s'en va en guerre

Paroles et musique : Francis Lemarque (1952).

Ecrite en 1952, cette dénonciation de la guerre est l'illustration de la chanson populaire de la génération militante de l'après-guerre;

La vidéo

Paroles

Fleur au fusil, tambour battant, il va
Il a vingt ans, un cœur d’amant qui bat
Un adjudant pour surveiller ses pas
Et son barda contre son flanc qui bat.

Quand un soldat s’en va-t-en guerre, il a
Dans sa musette un bâton d’ maréchal
Quand un soldat revient de guerre, il a
Dans sa musette un peu de linge sale.

Partir pour mourir un peu,
A la guerre, à la guerre
C’est un drôl’ de petit jeu
Qui n’ va guère aux amoureux.

Pourtant c’est presque toujours
Quand revient l’été qu’il faut s’en aller
Le ciel regarde partir
Ceux qui vont mourir, au pas cadencé.

Des hommes il en faut toujours,
Car la guerre, car la guerre
Se fout des serments d’amour,
Elle n’aime que l’ son du tambour.

Quand un soldat s’en va-t-en guerre, il a
Des tas d’ chansons et des fleurs sous ses pas
Quand un soldat revient de guerre, il a
Simplement eu d’ la veine et puis voilà
Simplement eu d’ la veine et puis voilà
Simplement eu d’ la veine et puis voilà.

Les fainéants

Paroles de Jacques ALCELAY (2018) (sur l'air des canuts)

Les paroles

LES FAINÉANTS (sur l’air des Canuts)

 

Pour gouverner il faut avoir }

Tous les moyens en son pouvoir } - bis

Des dividendes pour vos chers actionnaires

Et nous pauvres manants allons vers la misère

C’est nous les fainéants, nous allons douc’ment

 

Pour réformer l’droit du travail

Vous y allez vaille que vaille

C’est le médef qui s’ra content

Chouett’ programme de gouvernement

Vous piétinez les luttes historiques

Et nous pauvres manants vous nous faites la nique

C’est nous les fainéants, nous prenons le temps

 

Avant la fin du quinquennat

Vous vous mordrez sûrement les doigts

Nous présent’rons notre facture

Pour embellir notre futur

Prenez bien garde, banksters de la finance

Car on entend déjà se soulever la France

Nous n’sommes pas fainéants, nous sommes résistants.

 




Chœur de l’Ut – Vienne 38

Jacques Alcelay

Licence Créative Commons 3.0

Publié sur Atramenta.net

MAJ : 20190108

Le pieu (l'Estaca)

Chanson composée par Luis Lach en 1968 pour dénoncer la dictature du général Franco en Espagne. C'est un appel à la persévérance dans la lutte et un cri à l'unité d'action pour se libérer de l'oppression et pour atteindre la liberté.

Voici en français l'interprétation de Marc Robine


Vidéo


Paroles
Du temps où je n'étais qu'un gosse
Mon grand-père me disait souvent
Assis à l'ombre de son porche
En regardant passer le vent
Petit vois-tu ce pieu de bois
Auquel nous sommes tous enchaînés
Tant qu'il sera planté comme ça
Nous n'aurons pas la liberté
 
Refrain
Mais si nous tirons tous, il tombera
Ca ne peut pas durer comme ça
Il faut qu'il tombe, tombe, tombe
Vois-tu comme il penche déjà
Si je tire fort il doit bouger
Et si tu tires à mes côtés
C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe
Et nous aurons la liberté

Petit ça fait déjà longtemps
Que je m'y écorche les mains
Et je me dis de temps en temps
Que je me suis battu pour rien
Il est toujours si grand si lourd
La force vient à me manquer
Je me demande si un jour
Nous aurons bien la liberté

Mais si nous...

Puis mon grand-père s'en est allé
Un vent mauvais l'a emporté
Et je reste seul sous le porche
En regardant jouer d'autres gosses
Dansant autour du vieux pieu noir
Où tant de mains se sont usées
Je chante des chansons d'espoir
Qui parlent de la liberté

Mais si nous...

Et nous aurons la liberté x2


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Les Penn Sardin

Une chanson écrite par Claude Michel et composée par Jean-Pierre Dovilliers, parue sur l'album "Toi mon accordéon" et qui raconte la célèbre grève des sardinières de l'usine Carnaud en 1924, symbole de la prise d'autonomie et de l'engagement des femmes, et de l'histoire du Finistère.

La vidéo

 Les paroles

Il fait encore nuit, elles sortent et frissonnent,                                           
Le bruit de leurs pas dans la rue résonne.

Refrain :
  Écoutez l' bruit d' leurs sabots
  Voilà les ouvrières d'usine,
  Écoutez l' bruit d' leurs sabots
  Voilà qu'arrivent les Penn Sardin.
 
À dix ou douze ans, sont encore gamines
Mais déjà pourtant elles entrent à l'usine.

Refrain

Du matin au soir nettoient les sardines
Et puis les font frire dans de grandes bassines.

Refrain

Tant qu'il y a du poisson, il faut bien s'y faire
Il faut travailler, il n'y a pas d'horaires.

Refrain

À bout de fatigue, pour n' pas s'endormir
Elles chantent en chœur, il faut bien tenir.

Refrain

Malgré leur travail, n'ont guère de salaire
Et bien trop souvent vivent dans la misère.

Refrain

Un jour toutes ensemble ces femmes se lèvent
À plusieurs milliers se mettent en grève.

Refrain :
  Écoutez claquer leurs sabots
  Écoutez gronder leur colère,
  Écoutez claquer leurs sabots
  C'est la grève des sardinières.

Après six semaines toutes les sardinières
Ont gagné respect et meilleur salaire.

Refrain

Dans la ville rouge, on est solidaire
Et de leur victoire les femmes sont fières.

Refrain

À Douarnenez et depuis ce temps
Rien ne sera plus jamais comme avant.

Refrain
  Ecoutez l'bruit d'leurs sabots
  C'en est fini de leur colère,
  Ecoutez l'bruit d'leurs sabots
  C'est la victoire des sardinières.

Et pour terminer un choix d'accords :
  Couplets
    Mim Ré Mim Ré Mim
  Refrains
    Sol Ré Sim Sol Mim Ré Sim Mim


Le Chant des Canuts

A plusieurs reprises à partir des années 1830, les canuts de Lyon (ouvriers du tissage) se révoltent pour obtenir une meilleure rétribution de leur travail, toujours refusée par les marchands sous le prétexte d'une concurrence anglaise. Ils luttent également pour pouvoir s'organiser en corporations.

Le 23 novembre 1831, ils se rendent maîtres de la ville de Lyon. Les répressions sont sanglantes et donnent lieu à de lourdes peines de prison et de déportation.

La video

Les paroles :


Pour chanter "Veni Creator"
Il faut avoir chasuble d'or.
Il faut avoir chasuble d'or.

Nous en tissons
Pour vous, gens de l'église,
Mais nous pauvres canuts,
N'avons point de chemises.

C'est nous les Canuts
Nous allons tout nus.

Pour gouverner, il faut avoir
Manteau et ruban en sautoir.
Manteau et ruban en sautoir.

Nous en tissons
Pour vous, grands de la terre,
Mais nous pauvres canuts,
Sans draps on nous enterre.

C'est nous les Canuts
Nous allons tout nus.

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Quand votre règne finira.

Nous tisserons
Le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde.

C'est nous les Canuts
Nous n'irons plus nus.
Nous n'irons plus nus.

Le chant des partisans

Les paroles et la musique furent composées en 1941 par Anna Marly, d’origine russe réfugiée à Londres, et les paroles françaises ont été écrites en 1943 par Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon qui venaient tous deux de rejoindre les Forces françaises libres.
Le Chant des partisans est l’hymne de la Résistance durant l’occupation de la France par l’Allemagne national-socialiste, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les résistants ont adopté ce chant comme emblème de leurs luttes et l'ont utilisé comme signe de reconnaissance dans le maquis.

Vidéo :

Voici la version en russe interprétée par Anna Marly.

Les paroles :
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oooooooo
Oooooooo

Mmmmmm

La chanson de Craonne

Paroles anonyme (1917), musique: Jacques SABLON (1911)

Pendant la guerre de 1914-18, le plateau surplombant le village de Craonne, au Chemin de Dames, fut le théâtre de terribles combats dès le 16 avril 1917 (offensive Nivelle). Des soldat d'infanterie se mutinent, certains sont fusillés pour l'exemple ..

L'auteur de cette chanson, dont la tête fut mise à prix, restera anonyme. La musique est celle de "Bonsoir, M'amour" de Charles Sablon. Les paroles furent recueillies par Paul Vaillant-Couturier et la chanson restra interdite en France jusqu'en 1974.

La vidéo

Les paroles

Quand au bout de huit jours le r’pos terminé
On va reprendre les tranchées
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c’est bien fini on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros comm’ dans un sanglot
On dit adieu aux civ’lots
Même sans tambours, même sans trompette
On s’en va là-haut, en baissant la tête.

Adieu la vie, adieu l’amour
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Craonne, sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés.

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l’espérance
Que ce soir viendra la r’lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu’un qui s’avance
C’est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer,
Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

Adieu la vie, adieu l’amour
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Craonne, sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés.

C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards
Tous ces gros qui font la foire.
Si pour eux la vie est rose
Pour nous, c’est pas la même chose
Au lieu d’se cacher tous ces embusqués
F’raient mieux d’monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens, car nous n’avons rien
Nous autr’ les pauv’ purotins
Tous les camarades sont enterrés là.
Pour défend’ les biens de ces messieurs là.

Ceux qu’ont le pognon, ceux-là r’viendront
Car c’est pour eux qu’on crève
Mais c’est fini, car les trouffions
Vont tous se mettr’ en grève
Ce s’ra votre tour messieurs les gros
D’monter sur le plateau :
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-là d’votre peau.


Partition

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