Complainte des faucheurs de Colmar

Paroles écrites par un groupe de faucheurs volontaires de Colmar, sur l’air de « La complainte de Mandrin », air traditionnel dauphinois qui raconte l’histoire de Louis Mandrin qui organisait un réseau de contrebande à la fin du XVIIIe siècle.

En août 2010, des "faucheurs volontaires" avaient détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale de l'Inra de Colmar. Cette vigne avait été génétiquement modifiée (GM) pour résister au court-noué, une maladie virale transmise aux pieds de vigne par des vers microscopiques du sol (nématodes).

Cette chanson explique les fondements de cette action.

Les paroles :

Nous étions plus d’soixante. Qu’il pleuve ou bien qu’il vente
Arrachant un essai de pieds de vigne, vous m’entendez ?
Arrachant un essai de pieds d’vigne modifiés

Les chercheurs de Colmar. Et leurs idées bizarres
Avaient encore joué aux apprentis, vous m’entendez ?
Avaient encore joué aux apprentis sorciers

Ils ont changé les gènes
Du raisin que l’on aime
Pour le faire résister au virus du, vous m’entendez ?
Pour le faire résister au virus du court-noué [nwé]

Parc’que le vrai mobile. De c’t’essai inutile
C’est d’les faire accepter ces OGM, vous m’entendez ?
C’est d’les faire accepter par tout’ la société

On est avec la science. Quand elle est en conscience
Ce qui n’nous convient pas c’est les choix de, vous m’entendez ?
Ce qui n’nous convient pas c’est les choix de l’INRA.

Détruire les paysans. Privatiser l’vivant.
Vers ces choix d’société nous n’voulons pas, vous m’entendez ?
Vers ces choix d’société nous n’voulons pas aller.

N’est-il pas légitime. Le peuple qui s’exprime ?
Faut-il rester assis dans cette démo, vous m’entendez ?
Faut-il rester assis dans cette démocratie ?

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir