Un article de Cédric Deglise concernant le livre « La guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron

Guillaume Pitron est journaliste, spécialiste de la géopolitique des matières premières, et ceci est son premier ouvrage, sorti en janvier 2018, et qui fut récompensé l’an dernier de nombreux prix. 

Il est sous-titré « la face cachée de la transition énergétique et numérique ». Cet essai préoccupant est essentiel pour saisir les enjeux liés à l’extraction des métaux, leur commercialisation, leur exploitation. En effet, les métaux rares ne sont ni plus ni moins que la matière de base de tant d’objets qui nous entourent, et qui nous sont présentés comme technologiques, innovants ou écologiques. Saviez-vous que votre Iphone contient 40 métaux, votre voiture électrique, une vingtaine, par exemple. Les technologies développées ces dernières années, quels que soient les domaines, armement, photovoltaïque, habitat, transport, sont toutes sans exception, gourmandes en ressources. 

Ce que met en relief Guillaume Pitron, c’est la très grande domination de la Chine sur ces marchés. Elle détient à elle seule 60% des ressources mondiales en métaux rares. Des pays d’Afrique ont un quasi monopole sur certains d’entre eux, comme le Congo avec le cobalt. On comprend mieux dès lors, la bataille d’influence que la Chine dispute nouvellement en Afrique aux européens. On comprend mieux pourquoi les Etats-Unis, totalement tributaires des fournitures chinoises pour son armée, mène une politique de petits pas à son égard. L’armée américaine reste d’ailleurs le plus gros pollueur mondial, puisqu’elle pollue plus que les 5 plus grosses entreprises mondiales ! 

Revue de Presse:
Amérique latine et Caraïbes, Europe, Marchés financiers, Organismes supranationaux


Le port de Santos, à 60 km de Sao Paulo, au Brésil, photographié le 1er avril 2013, est le plus gros port d’Amérique du Sud, et fait transiter un quart du commerce extérieur du Brésil. NELSON ALMEIDA / AFP Picture of the port of Santos, some 60 km of Sao Paulo, Brazil, taken on April 1, 2013. Santos port, the biggest in Latin America, is responsible for 25 percent of Brazil's foreign trade and handles most of the production of leading grain producing states such as Sao Paulo, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Minas Gerais and Goias. AFP PHOTO / Nelson ALMEIDA (Photo by NELSON ALMEIDA / AFP)

Le texte conclu vendredi doit permettre d’accroître considérablement les échanges commerciaux avec l’Amérique du Sud, en supprimant plus de 90 % des taxes que s’imposaient les deux continents.

Le Monde avec AFP , Publié aujourd’hui à 11h54, mis à jour à 12h02

Le Mercosur s’engage à protéger 357 « indications géographiques »européennes comme le jambon de Parme, le champagne, le porto ou le whisky irlandais. L’UE protégera également certaines appellations d’Amérique du Sud, comme la cachaça brésilienne ou le vin argentin de Mendoza.

La Commission européenne assure que « rien dans l’accord ne modifie la manière dont l’UE adopte et applique ses règles de sécurité alimentaire », qu’il s’agisse des produits européens ou des produits importés.
Environnement : le « principe de précaution » mentionné

L’accord contient une référence au « principe de précaution », garantissant que les autorités publiques pourront « agir pour protéger la santé humaine, animale ou végétale, ou l’environnement, face à un risque perçu, même lorsque l’analyse scientifique n’est pas concluante ».

Le texte inclut un chapitre sur le développement durable qui couvre « la gestion durable et la conservation des forêts, le respect des droits des travailleurs et la promotion d’une conduite responsable des affaires ». Il fait explicitement référence à l’accord de Paris sur le climat. Selon la Commission, les deux parties « s’engagent à lutter contre le changement climatique et à œuvrer à la transition vers une économie durable à faible intensité de carbone ». Cela implique « un engagement à lutter contre la déforestation », un point important pour les organisations non gouvernementales, qui accusent le Brésil de détruire la forêt amazonienne.

Toujours selon la Commission, ce chapitre « comportera des règles claires et rigoureuses, ainsi qu’un mécanisme d’évaluation indépendante et impartiale de ces questions par un groupe d’experts », qui n’est pas détaillé.

Les pays du Mercosur ouvriront pour la première fois leurs marchés publics aux entreprises européennes ; une avancée décisive pour l’UE. Concrètement, les entreprises de l’UE pourront répondre à des appels d’offres sur un pied d’égalité avec les entreprises du Mercosur.

 

Dans la famille « Services Publics », je voudrais l’hôpital

Le gouvernement en est là : le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé comporte un gros volet « hôpital ». En particulier il définit des « hôpitaux de proximité », sans service d’urgence ni SMUR (équipe mobile), sans chirurgie, sans maternité, offrant ainsi un service très insuffisant à une grande partie de la population.C’est un cadeau au secteur privé qui s’empressera de combler les vides laissés par le déclassement de 500 à 600 hôpitaux. Il est difficile en France de privatiser brutalement le service public de santé, alors on adopte la tactique de l’étranglement progressif, dite aussi « de la grenouille dans l’eau chaude ». La presse fait état des mouvements forts de protestation des services d’urgences, qui n’en peuvent plus de travailler dans les conditions de pénurie en personnels qui leur sont imposées. Mais le problème est exactement le même dans tous les services hospitaliers. Le point de rupture est quasiment atteint partout. La tactique est éprouvée : le service public est placé en échec par manque de moyens, il faut le remplacer par une autre structure obéissant à la loi du marché, guide suprême de l’ultralibéralisme qui gouverne le monde.

Attac fait partie de ceux qui disent, crient et affichent « la santé n’est pas une marchandise ».

Et vous ? Si vous en êtes aussi, défendez le service public hospitalier, protestez contre le projet de loi Buzyn, alertez vos élus. Les hôpitaux publics et la sécurité sociale nous ont permis d’avoir un des meilleurs systèmes de santé au monde, défendons-le ! Ne laissons pas un gouvernement ultralibéral vendre les bijoux de famille l’un après l’autre. Hôpitaux, SNCF, EDF, La Poste, même combat ! Ne les laissons pas filer, ils sont notre bien commun.

Christian Lagier

Pour lire le communiqué cliquer sur ce lien

Bonjour

Le « Petit guide contre les bobards de la réforme des retraites », écrit à l’initiative d’Attac île de France (IDF) est paru début octobre 2018 .

C’est un outil pédagogique très utile pour la campagne retraite. Lionel, Anne-Delia et Vincent ont rencontré Evelyne et François, les auteurs de ce guide, lors des assises d’Attac à Marseille les 16 et 17 février.

Attac Vienne Pays Rhodaniens a commandé cinquante exemplaires. Vous pouvez vous en procurer auprès de Christian ou Vincent pour la modique somme de 1 euro.

Le groupe de lecture collective a inscrit ce texte pour sa prochaine rencontre le 7 mai à 20 heures, 17 rue des clercs, 38 200, VIENNE et vous invite à en débattre et prolonger la réflexion que nous avons déjà engagée et qui a donné lieu à la rédaction et à la distribution d'un premier tract. Le guide est désormais accessible sur le site vie interne d’Attac .

Bien cordialement

Vincent 

 

Christian Lagier

Écologie vs Économie

Le discours ambiant oppose les deux termes, les rendant incompatibles. C’est méconnaître le sens des mots et les charger d’idéologie, pour soutenir une position politique, elle-même très idéologique.

L’économie étudie les mécanismes de production, d’échange et de consommation des biens et services, observables dans toute société humaine. Le rôle de la monnaie, invention bien humaine, pervertit ces processus tout en voulant les faciliter.

L’écologie se penche sur l’origine de tous les biens produits et échangés, qui est au départ la nature, et les moyens de protéger celle-ci en distinguant ce qui est pérenne et ce qui est épuisable.

Il s’agit de 2 sciences qui devraient toutes deux contribuer à servir l’humanité, aidant à la bonne gestion du capital dont elle dispose.

Le conflit naît de la croissance et de l’appétit de l’espèce humaine, et des inégalités en son sein. Les progrès technologiques ont permis la croissance considérable de la production de biens et de leur consommation. Les échanges mondialisés en font un processus planétaire, qui génère d’énormes profits, très inégalitairement répartis : de grands groupes et leurs dirigeants constituent des fortunes énormes, ne cédant que des miettes aux travailleurs. Ils acquièrent ainsi un pouvoir qui s’avère supérieur aux organisations démocratiques, au point de les contrôler et de les mettre à leur service. Les mécanismes qui ont permis cette évolution sont érigés en principes économiques dogmatiques, présentés comme devant faire le bonheur de l’humanité. On désigne souvent cela par les termes de néolibéralisme ou ultra libéralisme.

Taxez les riches, pas les pauvres !

Des milliers de personnes en gilet jaune l’exigent depuis des semaines, non seulement en France, mais aussi en Belgique, en Grèce, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le mouvement en faveur de la justice fiscale prend de l’ampleur [1]. Mais que faire pour réellement lutter contre les inégalités ?

Voici l’idée : l’économiste de renommée mondiale Thomas Piketty et un groupe de scientifiques ont proposé un manifeste pour taxer les entreprises et les personnes les plus riches en Europe [2]. Il suffirait de convaincre deux gouvernements européens d’y adhérer pour entamer une transformation radicale !

Le manifeste se répand en Europe comme une traînée de poudre et des milliers de citoyens y ont déjà adhéré. Avec la force du mouvement des « Gilets Jaunes », les dirigeants européens pourraient enfin plier en faveur de plus de justice fiscale !