Attac Vienne Pays Rhodanien a fait l'objet d'une attaque sur Facebook de la part de Mme Mourzelas Blaise candidate à la mairie de Chasse sur Rhône.

Attac Vienne Pays Rhodanien ne soutient aucune liste aux élections municipales de Chasse sur Rhône car elle est attachée à son indépendance politique.

Madame Blaise, première adjointe du maire en place, a aujourd'hui publiquement qualifié le mouvement ATTAC d’ "intermondialiste qui veut tout casser". Cela révèle à la fois une parfaite méconnaissance du tissu des ONG en France, mais aussi d’un mépris certain. En définissant ainsi notre association, elle semble vouloir classer ATTAC dans le rang des sombres fauteurs de trouble, inventant au passage la notion d’intermondialiste, inconnue du jargon des sciences humaines à ce jour. Nous invitons Mme Blaise à notre pique nique de ce samedi 27 juin où nous convions les citoyen.ne.s non pas à "tout casser" mais à réfléchir ensemble sur la façon dont nous pourrons collectivement pousser vers une société plus conviviale.

Attac est une association qui milite pour la justice sociale et environnementale, et conteste le pouvoir pris par la finance sur les peuples et la nature. Elle soutient les initiatives portées par les citoyen·ne·s qui visent à transformer le système concrètement et dès aujourd’hui en changeant d’imaginaire et de pratiques : la recherche d’une alimentation, d’une agriculture, de ressources énergétiques, de modes de transports différents mais aussi une conception plus solidaire de l’économie, une volonté de rénovation de la démocratie, une autre vision de l’éducation et de la santé...

Elle a pour ambition de renouveler la réflexion sur la démocratie en abordant des concepts tels que la démocratie directe, la citoyenneté...mais aussi pour ambition de porter un autre regard sur le monde, en mettant en lien les problématiques environnementales avec les questions sociales et démocratiques, et en redonnant à la nature toute son existence. Nous sommes non seulement internationaliste mais encore plus altermondialiste car non le monde tel qu'il est ne nous convient pas ! Aujourd’hui, les multinationales ont un pouvoir disproportionné et dangereux : elles exploitent les travailleurs·euses, détruisent les ressources naturelles, font tout pour nous vendre toujours plus de produits et atteignent un niveau de contrôle sur nos vies qui devient dramatique.

Elles sont les grandes gagnantes du libre-échange, qui leur permet de mettre les pays en concurrence pour peser lourdement sur les normes sociales, fiscales et écologiques. Elles mettent aussi en concurrence les territoires au sein de ces pays pour profiter du moins disant fiscale et en abusant des aides publiques. Leur toute-puissance et leur impunité alimentent un sentiment d’injustice sociale, fiscale, écologique

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