Suite de la lecture collective du livre "Toujours plus pour les riches".

Évasion et fraude

 Ce que ça nous coûte : Il y a 220 milliards cachés dans les paradis fiscaux par les Français fortunés et 370 milliards par les grandes entreprises nationales = 590 milliards d’évasion fiscale. Manque à gagner par la non-déclaration : 30 milliards d’euros par an (mission parlementaire en 2012). le manque à gagner (évasion plus la fraude) = 60 à 80 milliards d’euros. 1 euro sur 5 échapperait à l’impôt C’est l’équivalent du déficit budgétaire de l’État. Il faut ajouter 76 mesures : 6 dont les entreprises bénéficient aux entreprises et ont coûté 44 milliards d’euros en 2017.

 Le but : Éviter l’impôt avec des montages sophistiqués très complexes faits par les États, les cabinets conseils, les avocats. Les entreprises (surtout internationales) peuvent baisser leurs taux d’imposition en plaçant une partie de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux : toutes les failles du système juridique sont exploitées : on parle d’optimisation fiscale agressive.

 Il n’y a pas de définition juridique à l’évasion fiscale contrairement à l’optimisation et à la fraude. L’évasion fiscale est à la limite de la légalité (optimisation et fraude). L’optimisation classique permet de réduire ses impôts en utilisant des dispositifs légaux (niches fiscales)

 Fraude : non-déclaration de revenus et du patrimoine imposable et non reversement de l’impôt. C’est la manipulation de prix de transfert pour délocaliser artificiellement des bénéfices vers un État appliquant un faible taux d’imposition.

 Jean Ziegler : « l’ennemi principal des hommes est aujourd’hui la dictature mondiale des oligarchies du capital financier globalisé et l’ordre absurde avec son cortège d’humiliés, d’affamés et des vies fracassées. »

 

 Paradis fiscaux

 Rôle nocif des paradis fiscaux : bulles financières, blanchiment, corruption.

Les nouvelles techniques de paiement électronique ont permis un immense développement des activités bancaires et financières et prennent une place prépondérante dans la mondialisation financière.

 Rôle des paradis fiscaux dans la crise de 2008 : vente et échange de titres issus de la transformation des crédits en produits financiers.

 Une multitude de listes de paradis fiscaux où il est difficile d’y voir clair. Les critères de définition divergent. Aucune mesure efficace n’a été prise à ce jour.

Dominique

 

Quand l’État se défausse sur les collectivités locales

 

En introduction, il est rappelé que l’État, derrière l’égalitarisme de façade (redonner du pouvoir d’achat aux Français), se cache la volonté de favoriser les plus fortunés, clairement assumée.

Exemple : la réforme de la taxe d’habitation. La suppression se fera par tiers, jusqu’en 2020. 42 % des foyers fiscaux bénéficiant déjà d’abattements ou d’exonération, cette réforme profitera principalement aux plus aisés.

Depuis les lois de décentralisation (1982-1983) les collectivités locales ont en charge les principaux besoins sociaux : solidarité (vieillesse, handicap, établissements médico-sociaux, RSA), logement, et ont un grand rôle dans l’aménagement du territoire, l’économie locale.

« Cette crise qui n’en finit pas :

Par ici la sortie »

GLAV : synthèse 2017

 Groupe de lecture d'Attac Vienne

Version du 7 mars 2018.

Plan :

1. Historique de la constitution du groupe de lecture

2. Ce qu’ont voulu faire les auteurs

3. Remarques et critiques

4. Et après !

 

1. Historique de la constitution du groupe

L’idée de former un groupe de lecture du livre d’Attac, « Cette crise qui n’en finit pas : Par ici la sortie » a germé dans la tête de quelques-uns au plateau de Glières après l’acquisition du livre.

Le groupe s’est constitué en juin 2017 mais n’a réellement fonctionné qu’après la rentrée de septembre.

Les membres du groupe ont mis à profit les mois de l’été 2017 pour faire une première lecture complète de l’ouvrage (9 chapitres et une conclusion).

Ils ont ensuite tenu des réunions régulières dès septembre 2017 et jusqu’à ce jour. Le rythme est mensuel et en alternance avec les réunions du conseil d’administration de l’association, soit environ quinze jours après.

Le principe de fonctionnement est simple :

Une réunion = un chapitre

Chacun lit le chapitre étudié.

Un membre du groupe, qui s’est proposé lors de la précédente réunion, présente le chapitre : résumé, ses demandes d’explication sur tel ou tel terme, ses interrogations personnelles, ses critiques, ses remarques, ses réflexions, etc. Il n’y a pas de cadre préétabli.

Puis viennent la discussion et l’échange.

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