LE POÈTE A TOUJOURS RAISON

Au nom de quoi faudrait-il accepter que les riches qui détiennent déjà, à eux seuls, la moitié des richesses du pays, touchent une grande part des baisses d’impôt prévues dans la loi de finance 2018. Les grandes entreprises seront une fois encore assistées par l’État et, ce qui est pire, au détriment des plus modestes, des plus faibles, de ceux pour qui les lendemains ne chantent pas. Ceux-ci ne supportent plus d’avoir à entretenir les nombreux riches, si peu solidaires avec le reste du pays. Mais l’ont-ils été un jour ?
Les poètes ont bien raison de dénoncer leurs excès et de clamer leurs justes colères au cœur des poèmes qu’ils écrivent… à l’exemple de Jean ARNULF malheureusement disparu au début de ce siècle.

Georges


 Plusieurs raisons annoncées dans la loi de finance 2018 apparaissent comme étant de véritables contre-réformes avec d’une part :
- une baisse massive des impôts en faveur des détenteurs de capitaux, ce qui ne manquera pas de favoriser l’accroissement des inégalités.
- et d’autre part, « la générosité » du système macronien fondée sur un postulat erroné selon lequel l’argent distribué abondamment aux plus riches est réinjecté dans l’économie via leurs entreprises, leur consommation, leurs placements financiers, leur évitement de l’impôt (cette perte fiscale  représente pour la France de 3,5 % du PIB, soit 77,5 milliards d’Euros en 2015) et favoriserait les investissements et la création de postes de travail !!
Ce sont les fameux « ruissellements » vers le bas de la pyramide, selon l’argumentation fumeuse du Président.  Mais ces flux sont en réalité aspirés vers le haut, dans le cadre du capitalisme financier qui les orientera massivement vers les placements financiers plus prompts à provoquer des bulles financières qu’à générer de l’investissement créateur d’emplois
 La manne ainsi ouverte représente de grosses sommes qui s’ajoutent aux nombreuses aides et détaxations déjà consenties durant la précédente présidence, soit 15 à 17 milliards d’Euros pour les entreprises et 7 milliards d’euros pour les familles les plus riches, dont 3,5 milliards d’euros au titre de l’exonération des actifs financiers de l’ISF et 1,5 milliard ristournés en compensation des revenus financiers.


Plutôt que d’accorder foi à pareilles balivernes, mieux vaudrait faire en sorte que chacun paye en fonction de ce qu’il doit payer, en regard de règles fiscales justes, basées sur le « consentement citoyen » quant à la nécessité de l’impôt et son droit d’en faire respecter l’application.
La mise en application de ces principes pourrait conduire au programme fiscal suivant :
- Réduction du nombre et de la valeur des niches fiscales (soit 100 milliards d’euros en 2018 (c’est-à-dire plus que le déficit de l’État, lequel s'élève à 69 milliards d’euros).
- Harmonisation des assiettes de la CSG et de l’impôt sur le revenu afin que la progressivité des prélèvements soit sereinement acceptée.
- Rendre la TVA plus juste, avec un « taux zéro » sur les produits de première nécessité.
- Une refonte de la fiscalité du patrimoine.
- Un rééquilibrage de l’impôt sur les sociétés, afin que les grandes entreprises et les PME paient à hauteur de leurs résultats réels.

- Adapter la fiscalité aux exigences de la transition écologique.
- Baser la fiscalité locale sur une péréquation qui tienne compte de la richesse du territoire.

Des récupérations énormes pourraient être ainsi réalisées. Elles libéreraient les fonds nécessaires pour investir dans tous les domaines qui sont en besoin : dans les domaines économiques, sociaux, environnementaux pour l’amélioration des services publics dont les besoins deviennent de plus en plus grands, voire tragiques !

Pourquoi faudrait-il accepter ce pillage et la multiplication des inégalités et les injustices qui en résultent ?
Au nom de quoi faudrait-il accepter que 10 % des Français qui détiennent déjà à eux seuls la moitié de la richesse nationale touchent en plus, comme si cela ne suffisait pas, la moitié des baisses d’impôts prévues dans la loi de finance 2018 ? Trop c’est trop !


L’exploitation des travailleurs ne date pas de notre époque. Aujourd'hui elle est caractérisée par la baisse du pouvoir d’achat, par l’augmentation du chômage, par l’augmentation terrible des inégalités, par la régression fiscale en marche partout permettant aux plus riches de se défausser face à l’impôt, par la diversification des injustices dans le logement et l’école…
Pour les fustiger, un merveilleux chanteur et poète (Jean Arnulf) s’insurgeait dès les années 60  contre  la dureté de la vie faite à certains « …Moi je vous dis que la vie et la mort n’ont pas le même goût vu par-dessus ou par en dessous. »

Georges

(écouter la vidéo jointe )


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