Les risques du "monde d’après" : et si le néolibéralisme tirait profit de la crise

mardi 5 mai 2020
par  Webmestre Attac Isère
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La vente des rafales français à la Grèce

Cette vente est une triple saloperie.

  • Tout d’abord, elle intervient alors que la tension monte en Méditerranée entre la Grèce et la Turquie.
  • Cette livraison est une deuxième saloperie. Pendant des années et encore aujourd’hui, les dirigeants de l’Union européenne (UE) avec le soutien de la France ont imposé à la Grèce une politique de baisse des salaires et des retraites, de privatisation et de réduction de toutes les dépenses sociales et de service public. Pendant ce temps, la part des dépenses militaires grecques dans la richesse nationale s’est maintenue à un des niveaux les plus élevés parmi les pays de l’Otan. Et aujourd’hui, Macron pousse les Grecs à la dépense militaire alors que les autres crédits budgétaires demeurent sous la surveillance de l’UE.
  • Enfin, la troisième saloperie : depuis des années, les grands pays de l’UE laissent la Grèce gérer les migrantsE qui, du fait de sa position géographique, arrivent dans le pays. La situation dans les camps de réfugiéEs est devenue inhumaine. Que les Grecs se débrouillent avec quelques crédits et policiers européens ! Par contre, dans le conflit actuel, Macron envoie des navires militaires français en Méditerranée orientale et se positionne pour des juteuses affaires !

Voir notre article : "L’austérité en septembre 2020"



Nous sommes nombreux à espérer que la pandémie aura révélé à tous les errements du néolibéralisme.
Nombreux à penser que de cette épreuve peut sortir un monde plus solidaire, tourné vers de vraies valeurs humanistes et relégant le profit au second plan...
Nombreux à réfléchir aux luttes qui pourraient préparer ce "jour d’après".

Mais si l’inverse se produisait ? Si les classes possédantes et leurs valets politiques se préparaient déjà à empocher les dividendes de cette crise ?

Deux exemples :

Coronavirus : le monde d’après… selon Wall Street

A voir les parcours boursiers d’Amazon, Tesla ou Procter & Gamble, les investisseurs estiment que le monde de demain sera plus cartellisé, plus globalisé et plus technologique. A rebours de ceux qui plaident en faveur d’une démondialisation et d’un retour au local.
Analyse. La crise liée au coronavirus devait annoncer une démondialisation, un retour aux circuits courts et aux économies à taille humaine. Wall Street émet une prédiction radicalement inverse. Le monde de demain sera celui d’hier, en plus cartellisé, plus globalisé, plus technologique et plus virtuel. Avec la victoire des plus puissants, à commencer par les géants de l’Internet, en dépit de la correction du vendredi 1er mai. C’est ce que laisse entendre la Bourse américaine, dont le principal indice, le S&P 500, n’a reculé que de 12 % depuis le début de l’année, quand le CAC 40, lui, a cédé 25 %.

Lire l’article sur Le Monde

Coronavirus : le télétravail pourrait accélérer la délocalisation des emplois qualifiés

Selon une note du Groupe d’études géopolitiques, la généralisation du travail à distance pourrait favoriser l’émergence de « télémigrants » dans les pays émergents, concurrençant les salariés qualifiés des nations industrialisées.

Et si la crise liée au coronavirus sonnait le glas du rituel « métro-boulot-dodo » ? Peut-être bien. Du moins pour une partie des cadres massivement passés au travail à distance ces dernières semaines. « L’une des conséquences du confinement sera peut-être, à travers la création de nouvelles habitudes, la généralisation du télétravail », explique Cyprien Batut, doctorant à l’école d’Economie de Paris, dans une note publiée vendredi 1er mai par le Groupe d’études géopolitiques (GEG), un groupe de réflexion indépendant fondé à l’Ecole normale supérieure de Paris, aujourd’hui présent dans plusieurs universités.

Lire l’article du Monde


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