Nicolas Hulot, ose prendre une chaise |16 octobre 2015 | Hervé Kempf dans Reporterre

vendredi 16 octobre 2015

Cher Nicolas,
On se voit de temps à autre, tous les deux ou trois ans, à l’occasion d’interviews ou simplement comme ça, pour discuter. Habituellement, je reste au "vous", et puis on glisse vers le "tu". Aujourd’hui, je vais directement au tutoiement, ça sera plus simple. Ça me permet de dire d’entrée de jeu l’estime que je te porte : pour la sincérité de ton engagement, le sérieux de ton travail de réflexion (tu lis beaucoup - c’est rare -, tu veux toujours apprendre, tu réfléchis vraiment), ton talent remarquable de vulgarisateur. J’apprécie aussi ton parcours, d’être passé de l’ignorance totale des enjeux écologiques à la prise de conscience de ce qui se passait, et qui t’a conduit à t’engager vraiment, et à changer de vie. Ça n’a pas dû être facile tous les jours, ça n’a pas été facile tous les jours. Oui, tu es un allié de l’écologie, du mouvement, de celles et de ceux qui mesurent la gravité du moment historique et la nécessité de changer l’époque si l’on veut préserver la paix et une chance d’harmonie entre les humains.

A quel point être radical ?

Si on est d’accord sur beaucoup de choses, je me pose des questions sur ta... comment dire... politique, ta stratégie. Je ne dis pas que j’ai les réponses, mais plusieurs questions méritent d’être posées clairement - même si ça ne plait pas à beaucoup de personnes qui t’aiment bien -, parce qu’elles sont celles que se pose tout le mouvement écologiste. On peut les résumer à une seule : à quel point faut-il être radical dans nos actes, alors que nous savons que la crise écologique est si radicale qu’elle appelle une transformation radicale (ou une métamorphose, comme dit Edgar Morin) ?

Si on est trop radical, on se coupe du "grand public". Si on ne l’est pas assez, on ne pèse pas et on ne change rien.

La difficulté est accrue par le fait que ce fameux "grand public", on le touche par les "grands médias". Et les grands médias, je ne t’apprends rien, appartiennent aux miliardaires et hommes d’affaires Arnault, Bouygues, Bolloré, Dassault, Drahi, Niel, Pigasse, etc. Des gens qui ne veulent pas qu’on bouscule leur monde de profit, un profit qui passe par la destruction de l’environnement.

Comment trouver les moyens d’agir ?

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