A Bruxelles, « pourquoi aller à l’école si on n’a pas de futur ? » Par Nelly Didelot, envoyée spéciale à Bruxelles. — 31 janvier 2019 à 20:36 LIBERATION

vendredi 1er février 2019

Depuis trois semaines, des dizaines de milliers de collégiens et de lycéens belges manifestent pour le climat. En organisant la grève des cours, ils espèrent se faire entendre par les autorités en vue des élections fédérales et européennes.

C’est devenu un rituel. Chaque jeudi depuis le 11 janvier, Bruxelles résonne d’un cri de défi lancé par des milliers de jeunes venus de tout le pays et bien décidés à sécher les cours pour obliger les autorités à agir face à l’urgence climatique : « On est plus chauds, plus chauds que le climat ! » Le mouvement Youth for Climate, lancé par deux étudiantes flamandes, Anuna De Wever, 17 ans, et Kyra Gantois, 19 ans, dont les visages sont désormais connus de tous, a vite été rejoint par les lycéens francophones. Ils promettent de poursuivre leur grève scolaire hebdomadaire jusqu’en mai, quand auront lieu les élections fédérales et européennes. « On demande une politique qui mette le climat au centre de ses projets. Comme nous sommes mineurs pour la plupart, les grèves scolaires sont notre seul moyen de peser sur le débat public en tant que jeunes », explique Adélaïde Charlier, coorganisatrice de Youth for Climate, qui marche chaque semaine au premier rang du cortège.

Jeudi, ils se sont donné rendez-vous à 10 h 30 sur le parvis de la gare de Bruxelles-Nord. Dans le matin brumeux, les jeunes arrivent par vagues, pancarte sous le bras et portable déjà en main pour filmer le rassemblement. Venus en train depuis Ath (à 60 kilomètres au sud-ouest de Bruxelles), Estelle, Lenny et Leana attendent le départ du cortège. Pourquoi ont-ils décidé de se joindre pour la première fois à la marche ? « C’est notre avenir qui est en jeu. » La réponse, immédiate et évidente, fuse de toutes les bouches. « Le réchauffement climatique fait de plus en plus de dégâts. Si on n’est pas là aujourd’hui, on n’aura plus de planète demain », précise Estelle, 14 ans.

« Brosser les cours »

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