LONDRES, 6 fév (AFP) : Les ONG pas convaincues des déclarations du G7 sur l’annulation de la dette 06/02/2005 - 09:20 ur

dimanche 6 février 2005

Le G7, qui a pour la première fois samedi ouvert la porte à une annulation à 100% de la dette des pays pauvres d’Afrique, n’a pas convaincu les organisations non gouvernementales (ONG), qui les appellent à tenir leurs engagements et agir vite contre ce fardeau

Les ONG, qui militent depuis des années pour une annulation de la dette, ont reconnu que les ministres de Finances du G7 avaient fait un pas dans la bonne direction à l’occasion de leur réunion vendredi et samedi à Londres.

Mais loin de se réjouir, elles ont opté pour la prudence et émis le souhait de voir des décisions plus concrètes prises à la prochaine réunion du G7 en avril à Washington.

"Les ministres des Finances du G7 ont enterré leurs différends et accepté d’agir ensemble sur la dette, l’aide et le commerce", relève Oxfam dans un communiqué.

"Ils ont passé le premier obstacle de 2005, mais ils doivent agir rapidement pour transformer leurs propositions en un vrai changement pour les plus pauvres dans le monde", souligne l’organisation britannique.

"Deux millions d’enfants vont mourir inutilement entre aujourd’hui et la prochaine réunion (du G7) d’avril. Si les pays riches tiennent leurs promesses pour combattre la pauvreté, alors ils doivent agir... et agir vite", note encore Oxfam.

De son côté, la coalition d’associations humanitaires britanniques "Make Poverty History" ("faire de la pauvreté un élément du passé") a estimé que "les ministres du G7 pouvaient mieux faire".

"Les pays du G7 ont, pour la première fois, reconnu que l’aide devra être massivement accrue et qu’un nouveau plan de financement était nécessaire pour réduire la pauvreté", note l’ONG dans un communiqué.

"Ils ont fait d’importantes concessions, dont une volonté de financer à 100% l’annulation de la dette multilatérale et un accord pour que l’or du Fonds monétaire internationale (FMI) soit utilisé", poursuit-elle.

"Tous les regards sont désormais tournés vers Washington pour voir si le G7 a le courage moral de franchir la porte", conclut-elle.

L’ONG américaine Jubilee USA Network a pour sa part jugé "encourageant" le fait que le G7 ait "pour la première fois répondu à l’appel pour l’annulation à 100% de la dette", qu’elle soit multilatérale ou bilatérale.

Mais l’organisation a souligné qu’il était impératif que ce soit "une vraie annulation, pas seulement un allègement du service de la dette, que cela concerne tous les pays pauvres et que cela ne s’accompagne pas de conditions économiques dévastatrices".

"Nous ferons pression sur le gouvernement (américain, ndlr) pour voir ces engagements se concrétiser en actions au cours des prochains mois", a ajouté Jubilee USA Network dans un communiqué.

Le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM), basé à Bruxelles, a de son côté appelé à une annulation de la dette "immédiate et sans condition".

"Imposer des conditions revient à sélectionner les pays qui bénéficieront d’une annulation ou d’un allègement de la dette", ajoute cette organisation, qui accuse le G7 d’"habiller son inaction" et de toujours vouloir "donner le moins possible pour permettre au système de rester en l’état".

Les modalités de mise en oeuvre de l’annulation de la dette multilatérale sont en effet encore bien floues, puisque le financement des éventuels abandons de créance n’est pas défini.

Le G7, qui a pour la première fois samedi ouvert la porte à une annulation à 100% de la dette des pays pauvres d’Afrique, n’a pas convaincu les organisations non gouvernementales (ONG), qui les appellent à tenir leurs engagements et agir vite contre ce fardeau.

Les ONG, qui militent depuis des années pour une annulation de la dette, ont reconnu que les ministres de Finances du G7 avaient fait un pas dans la bonne direction à l’occasion de leur réunion vendredi et samedi à Londres.

Mais loin de se réjouir, elles ont opté pour la prudence et émis le souhait de voir des décisions plus concrètes prises à la prochaine réunion du G7 en avril à Washington.

"Les ministres des Finances du G7 ont enterré leurs différends et accepté d’agir ensemble sur la dette, l’aide et le commerce", relève Oxfam dans un communiqué.

"Ils ont passé le premier obstacle de 2005, mais ils doivent agir rapidement pour transformer leurs propositions en un vrai changement pour les plus pauvres dans le monde", souligne l’organisation britannique.

"Deux millions d’enfants vont mourir inutilement entre aujourd’hui et la prochaine réunion (du G7) d’avril. Si les pays riches tiennent leurs promesses pour combattre la pauvreté, alors ils doivent agir... et agir vite", note encore Oxfam.

De son côté, la coalition d’associations humanitaires britanniques "Make Poverty History" ("faire de la pauvreté un élément du passé") a estimé que "les ministres du G7 pouvaient mieux faire".

"Les pays du G7 ont, pour la première fois, reconnu que l’aide devra être massivement accrue et qu’un nouveau plan de financement était nécessaire pour réduire la pauvreté", note l’ONG dans un communiqué.

"Ils ont fait d’importantes concessions, dont une volonté de financer à 100% l’annulation de la dette multilatérale et un accord pour que l’or du Fonds monétaire internationale (FMI) soit utilisé", poursuit-elle.

"Tous les regards sont désormais tournés vers Washington pour voir si le G7 a le courage moral de franchir la porte", conclut-elle.

L’ONG américaine Jubilee USA Network a pour sa part jugé "encourageant" le fait que le G7 ait "pour la première fois répondu à l’appel pour l’annulation à 100% de la dette", qu’elle soit multilatérale ou bilatérale.

Mais l’organisation a souligné qu’il était impératif que ce soit "une vraie annulation, pas seulement un allègement du service de la dette, que cela concerne tous les pays pauvres et que cela ne s’accompagne pas de conditions économiques dévastatrices".

"Nous ferons pression sur le gouvernement (américain, ndlr) pour voir ces engagements se concrétiser en actions au cours des prochains mois", a ajouté Jubilee USA Network dans un communiqué.

Le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM), basé à Bruxelles, a de son côté appelé à une annulation de la dette "immédiate et sans condition".

"Imposer des conditions revient à sélectionner les pays qui bénéficieront d’une annulation ou d’un allègement de la dette", ajoute cette organisation, qui accuse le G7 d’"habiller son inaction" et de toujours vouloir "donner le moins possible pour permettre au système de rester en l’état".

Les modalités de mise en oeuvre de l’annulation de la dette multilatérale sont en effet encore bien floues, puisque le financement des éventuels abandons de créance n’est pas défini.


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