Communiqué d’Attac France

Libération immédiate et sans condition de José Bové !

lundi 23 juin 2003

Après avoir défoncé la porte de sa maison, dimanche 22 juin à 05h30 du matin, 80 gendarmes munis de gilets pare-balles et de mitraillettes, appuyés par des blindés, ont passé les menottes à José Bové alors qu’il était encore au lit. Jeté dans un hélicoptère, il a été transféré à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier.

José Bové est aujourd’hui en prison pour avoir légitimement attiré l’attention sur les dangers des OGM (organismes génétiquement modifiés). Attac rappelle que l’Union européenne a précisément décidé d’un moratoire - attaqué par les USA - contre toute importation d’organismes génétiquement modifiés. C’est donc bien qu’il y avait danger !

Ce sont les OGM qu’il faut mettre en prison, et non José Bové !

José Bové n’est ni un assassin, ni un truand. Il n’est lié à aucune affaire trouble, de mœurs ou autre.

José Bové est un militant syndical.

Mais aujourd’hui, alors que les grands délinquants de la finance, de la drogue, de la corruption, des trafics d’arme, les assassins de préfet courent toujours, bénéficient de non-lieux ou de peines scandaleusement légères, ce sont les syndicalistes que l’on met en prison !

Attac condamne fermement de telles méthodes qui sont inacceptables et odieuses dans un pays démocratique et appelle à un débat national visant à refonder la justice afin qu’elle ne soit plus à deux vitesses.

José Bové avait été condamné à 10 mois de prison ferme pour avoir simplement détruit des plants de maïs et de riz transgénique à Agen et Montpellier.

On libère Papon ; on jette Bové en prison !

L’attitude du gouvernement s’explique par les échecs politiques persistants qu’il rencontre dans sa stratégie de soumission à la mondialisation libérale. Mal élu (avec seulement 27 % des voix de la population en âge de voter), le Président de la République est lui-même mêlé à des affaires que la justice est empêchée d’élucider. Il ne parvient pas à imposer la libéralisation accélérée de notre société comme en témoigne le rejet majoritaire, par l’action collective démocratique des citoyens, à sa tentative de destruction des retraites. La répression, l’intimidation et la diversion sont alors les armes classiques utilisées par les gouvernements en difficulté, qui vont toujours de pair avec la régression sociale.

Attac exige avec force la libération immédiate et sans condition de José Bové.

Attac appelle à des rassemblements, dimanche 22 juin, à 18h00, devant les préfectures et sous-préfectures (à 18h00 devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelone près de Montpellier).

Attac appelle à des rassemblements, lundi 23 juin, à 18h00, devant les maisons d’arrêt et les tribunaux (à 18h00 devant le Palais de justice à Paris).

Attac va prendre contact, dans les jours qui viennent, avec toutes les organisations soucieuses de préserver la démocratie et les libertés dans notre pays.


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