Programme de l’Après-midi de solidarité avec le peuple palestinien à la MMSH

Tract en document joint à distribuer sans modération
samedi 17 mai 2008

15 MAI 1948 : CRÉATION DE L’ETAT D’ISRAEL
60 ans d’injustice pour les Palestiniens qui attendent toujours leur Etat.

La date du 15 Mai 1948 symbolise à elle seule le conflit israélo-palestinien. Ce jour-là, les
Israéliens fêtent la création de leur État, mais pour les Palestiniens, ce jour signifie une
catastrophe (“Nakba”).

En effet, c’est à cette époque que 700 000 Palestiniens ont été chassés de leur terre sans
droit au retour, jusqu’à maintenant. Ces réfugiés et leurs descendants vivent toujours dans des
conditions précaires (souvent dans des camps des Nations-Unies), en Cisjordanie, à Gaza ou
encore au Liban et dans d’autres pays arabes.
Les Palestiniens qui ont pu rester dans les frontières du nouvel État ne bénéficient toujours
pas des mêmes droits que le reste de la population. Ceux qui habitent la Cisjordanie sont plus
ou moins occupés (plutôt plus que moins) depuis 1967, malgré l’existence d’une Autorité
palestinienne depuis 1994.

Gaza est - sans exagération - une grande prison à ciel ouvert avec deux frontières
contrôlées par l’armée israélienne et généralement bloquées. C’est un territoire de 360 km2
avec 1.500.000 habitants. Aucun port ne permet d’accéder au monde extérieur. Le seul
aéroport, construit avec les financements de l’Union Européenne, a été depuis longtemps
bombardé et mis hors d’usage par les forces israéliennes.

En Cisjordanie, la colonisation, qui ne cesse de s’étendre, a transformé ce territoire en de
nombreuses petites entités non viables, parsemées de barrages militaires rendant la circulation
aléatoire... et la vie quotidienne insupportable.
La situation économique est marquée par un taux de 60 % de la population vivant en
dessous du seuil de pauvreté.

L’espace potentiel « réservé » à un futur État Palestinien se réduit chaque jour. Or, en
1948, le plan de partage de la Palestine de l’ONU prévoyait environ la moitié du territoire pour
les Palestiniens. Dans les années 1990, cet État aurait pu recouvrir 22 % de sa superficie.
Le mur de séparation (780 km) construit par Israël empiète aussi sur des parties de
l’espace palestinien, annexe des terres agricoles, des ressources hydrauliques... et rend
l’avenir encore plus incertain.
Dans ces conditions, les périodiques plans de paix laissent de plus en plus sceptique et
des actes de révolte violents et désespérés se manifestent.
Ils sont l’occasion de répressions impitoyables. Les gouvernants israéliens justifient les
diverses « punitions » à l’encontre des Palestiniens par la lutte contre le fanatisme, la nécessité
d’assurer la sécurité d’Israël, etc.
Ils n’envisagent pas que la violence puisse être en relation avec les conditions de vie des
Palestiniens.
Ils sont d’autant plus confortés dans leur point de vue, qu’ils bénéficient du soutien
inconditionnel de la plus grande puissance du monde (les USA), que les dictateurs arabes sont
au fond indifférents au sort des Palestiniens et que l’Union Européenne est muette.
Pourtant, on pourrait raisonnablement penser que pour les Palestiniens, un véritable
espoir de disposer d’un État viable et donc de la possibilité du développement et de la dignité,
ferait baisser sensiblement la tension et disparaître les sources du conflit.
En l’absence de toute initiative sérieuse de la « communauté internationale », seule la
mobilisation des citoyens, partout dans le monde, y compris au sein même du peuple israélien,
peut faire avancer (lentement) dans cette voie.
De grande voix se font entendre actuellement pour aller dans le sens de la paix. Ainsi,
l’ancien président des USA, Jimmy Carter, s’est rendu dans la région pour renouer les fils du
dialogue et pèse de toute son autorité morale pour des négociations, y compris avec le Hamas.
C’est aussi par exemple en France, la position de l’ancien ambassadeur Stéphane Hessel.
En Israël aussi, un mouvement pour la paix, encore minoritaire mais actif, poursuit le
même combat, avec une grande détermination.
Joignons nos voix et nos énergies avec ces citoyens clairvoyants pour faire avancer une
solution juste et donc définitive qui mette fin à un conflit qui n’a que trop duré.

A l’occasion du 60e anniversaire de la NAKBA les organisations signataires vous invitent à
participer le
Samedi 17 Mai 2008 16 heures MMSH - rue du Château de l’Horloge - Jas de Bouffan - AIX
Après-midi de solidarité avec le peuple palestinien
- 16h00 : accueil
- 16 h30 : film documentaire “IRON WALL”,
de Mohammed Alatar (Palestine, 2006)
- 17h30 : pause café
18h00 : conférence avec :

- Françoise GERMAIN-ROBIN,
journaliste, spécialiste du Proche-Orient

- Safwat IBRAGHITH,
Délégation générale de la Palestine en France

- un représentant de l’Union juive française
pour la paix
19h00 : débat, questions, rencontres

ENTRÉE LIBRE, participation aux frais souhaitée

Premiers signataires : Aix Solidarité, Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés,
Association des Travailleurs Maghrébins de France, CIMADE, Collectif pour une paix juste au
Proche-Orient, Comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste, Parti Communiste
Français, Ligue Communiste Révolutionnaire, Rassemblement Franco-Palestinien pour la Paix,
Union Juive Française pour la Paix, Unis pour un Monde Solidaire...


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