Accueil > Dossiers > Travail, Retraite > Travail, Retraite

Travail, Retraite

Articles de cette rubrique


Le point de fusion des retraites par Frédéric Lordon. (Travail, Retraite)

lundi 25 octobre 2010

Peut-être plus qu’aucune autre, la présente affaire des « retraites » se prête-t-elle à illustrer ce propre des grands conflits sociaux qui est de porter au jour des mécontentements bien au-delà de l’objet circonscrit de la « réforme » en débat. Seul l’élargissement de perspective qui permet de faire entrer le cortège de ces motifs latéraux, et en fait principaux, dans le tableau d’ensemble peut en livrer le sens, celui-là même que les gouvernants se refusent obstinément à voir, bien aidés il est vrai par la cohorte des experts amicaux, eux aussi adeptes de la « réduction technocratique » et surpris de ne rien comprendre à ce qui se passe sous leurs yeux. Si cependant, et pour le malheur de tous ces mal-comprenants, la question des retraites offre une caractéristique singulière, c’est bien celle de faire passer avec une parfaite continuité des questions les plus techniques de la plomberie financière des pensions aux questions les plus politiques des formes mêmes de notre vie sociale – de ce point de vue, on ne pouvait pas mieux, ou plus mal !, choisir le lieu de l’affrontement, selon le degré, au choix, de rouerie ou de bêtise qu’on prêtera aux « réformateurs ».

Une « réforme », mais pour qui ?



Réforme ou contre-réforme fiscale ? par Vincent Drezet et Pierre Khalfa, membres du conseil scientifique d’Attac (Travail, Retraite)

Article paru dans l’édition du Monde du 21.10.10
vendredi 22 octobre 2010

Depuis environ un quart de siècle, une contre-réforme fiscale est à l’oeuvre. Elle a consisté à baisser la fiscalité des ménages les plus riches et des entreprises, principalement des plus grandes. Quelques chiffres pour illustrer ce phénomène : la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu est passée de 65 %, en 1982, à 40 % depuis 2007 ; dans la même période, l’impôt sur les sociétés est passé de 50 % à 33,3 %.

Encore ne s’agit-il ici que du taux théorique, le taux réel des entreprises du CAC 40 étant en réalité de 8 %, quand celui des petites entreprises est de 28 %. Se sont multipliés divers mécanismes, parfaitement légaux, qui permettent d’éviter l’impôt, les désormais fameuses niches fiscales. Celles-ci représentent plus de 75 milliards d’euros par an à côté desquels le bouclier fiscal fait figure d’aumône parcimonieuse (700 millions d’euros, en 2009).



Retraites : le mariage non consommé de la philosophie et de la politique par Jean-Marie Harribey (Travail, Retraite)

Éditorial de la Lettre du Conseil Scientifique n°35
mercredi 20 octobre 2010

Editorial de la lettre n°35 :http://www.france.attac.org/spip.php?article11774

Peut-on gagner une bataille philosophiquement et la perdre politiquement ? Autre façon de poser la question : si on est certain de perdre politiquement quand on a perdu auparavant la bataille des idées, il n’est pas sûr que gagner celle-ci suffise à vaincre politiquement. La lutte contre la réforme des retraites imposée de force par Sarkozy illustre cet apparent paradoxe.

Au mois de janvier 2010, tout semblait joué : la lobotomie médiatico-politique du « travailler toujours plus » était en marche pour faire entrer dans les têtes que vivre plus longtemps devait se traduire par rester au travail. Neuf mois après, l’entreprise de bourrage de crâne a échoué : 70 % de la population juge injuste la réforme. Tous les arguments du patronat et du gouvernement ont été démontés et tous leurs non-dits ont été mis au grand jour. Il faut cependant aller plus loin encore.



Appel pour un referendum sur la réforme des retraites Pour que le peuple décide ! à l’initiative de POLITIS (Travail, Retraite)

jeudi 14 octobre 2010

Un site http://www.referendumretraites.fr a été ouvert. Il permet de signer en ligne l’appel, de lire des contributions et de récupérer des outils.

Le 12 octobre, plus de trois millions et demi de nos concitoyens étaient dans la rue pour dire « non » à une réforme des retraites qui promet de frapper durement les salariés, et en premier lieu les femmes et les ouvriers. Cette réforme, injuste et cynique, n’a fait l’objet d’aucune négociation véritable avec les organisations syndicales. Elle est imposée par un homme seul, qui coûte que coûte, applique une commande du Medef, au mépris de la mobilisation populaire, au mépris de la représentation nationale, privée de tout débat digne de ce nom, et au mépris de son propre engagement électoral à ne pas toucher à l’âge de la retraite. A l’inverse, il veut revenir sur une réforme adoptée par le peuple à la faveur de la victoire de la gauche en 1981. C’est ainsi, sans la moindre considération pour les règles les plus élémentaires de la démocratie, que Nicolas Sarkozy veut imposer à notre pays une régression sociale sans précédent depuis la Libération.

Face à ce déni de justice et de démocratie, face à ce coup de force politique, et alors même que sept confédérations syndicales ont souligné le 9 septembre que « le vote de ce projet n’est plus d’actualité », les soussignés se prononcent en vertu de l’article 11 de la Constitution, pour l’arrêt immédiat de la procédure d’adoption de ce projet de loi et la convocation d’un référendum sur celui-ci. Ils entendent ainsi contraindre le président de la République à ouvrir un débat qu’il n’a cessé d’entraver, et favoriser son appropriation citoyenne en vue d’un choix de société éclairé et transparent. Ils en appellent, dans le même mouvement, à la poursuite de la mobilisation populaire, le 16 octobre et après.



"Cocorico : la France compte plus de millionnaires que les autres" Par Pierre Haski | 12/10/2010 (Travail, Retraite)

sur le site de Rue 89
mercredi 13 octobre 2010

http://www.rue89.com/node/170597

Voilà une statistique qui fait chaud au cœur alors que démarre une journée d’action contre la réforme des retraites : la France est riche. Ou plutôt, la France compte beaucoup de riches : un millionnaire sur onze (en dollars) dans le monde est Français. La France serait même le troisième pays au monde par le nombre de millionnaires, alors qu’elle n’est « que » la sixième ou septième puissance économique mondiale.

L’annonce tombe à pic, et on ne peut pas soupçonner l’institut de recherche du Crédit suisse, à l’origine de ce rapport annuel sur la richesse mondiale, d’avoir fait exprès de rendre publique son étude cette semaine pour encourager tous ceux qui pensent qu’il suffirait de « prendre aux riches » pour rétablir les comptes de la nation, et singulièrement ceux de la retraite.



Le FMI, DSK, la réforme des retraites et le gel des salaires par Ivan du Roy, Nadia Djabali (Travail, Retraite)

article de Basta
samedi 9 octobre 2010

Article du 21 septembre sur le site de Basta ! : http://www.bastamag.net/article1190.html

Discrètement, le FMI distille ses conseils à la France en matière de politique économique et sociale. À lire sa prose, on se croirait revenu trente ans en arrière, à la grande époque des plans d’ajustement structurel qui ont saigné à blanc nombre de pays « en développement ». Suppression des systèmes de protection sociale, baisse du salaire minimum, privatisation des services (encore) publics… Telle serait la potion magique pour sortir la France et l’Europe de la crise.



Dossier Retraite dans POLITIS : Le débat de société escamoté par Denis Sieffert (Travail, Retraite)

A lire tout le dossier dans le POLITIS du 7 octobre en kiosque ou en s’abonnant + web
vendredi 8 octobre 2010

Le débat de société escamoté par Denis Sieffert - 7 octobre : http://www.politis.fr/

La réforme Woerth, qui suscite un affrontement social important, dépasse largement la question des retraites. C’est aussi un débat de société : quel rapport au travail, au temps libre et à l’activité voulons-nous ? Économistes et penseurs de la gauche alternative élargissent ici ce débat crucial pour notre avenir.

Prenons un instant, un instant seulement, quelque distance avec l’actualité de cet affrontement social qui est loin d’être terminé ! La réforme des retraites que tente d’imposer Nicolas Sarkozy, au nom du Medef et des agences de notation financière, est beaucoup plus qu’une réforme des retraites. C’est un choix de société. Il nous engage à bien des (...)



Réforme des retraites : un projet inacceptable pour les femmes, les amendements n’y changeront rien ! par Christiane Marty, membre du Conseil scientifique d’Attac (Travail, Retraite)

vendredi 24 septembre 2010

Le gouvernement laisse entendre que des amendements sont envisagés en faveur des retraites
des femmes. Quels que soient ces amendements, ils ne sauraient être suffisants pour rendre le
projet acceptable pour les femmes, tant que la réforme continue de reposer sur les mêmes
fondamentaux, à savoir le recul des bornes d’âge de 60 et 65 ans à 62 et 67 ans et
l’allongement confirmé de la durée de cotisation. Ce sont en effet ces mesures qui font que le
financement de la réforme repose quasi exclusivement sur les salarié-es, les catégories
modestes, et plus particulièrement les femmes, sans toucher aux privilèges des riches et des
acteurs de la finance.

Ce point étant rappelé, il est tout de même utile de commenter certaines propositions qui sont
mises sur la place publique. Notamment la Haute autorité de lutte contre les discriminations
(Halde) vient de faire connaître les propositions qu’elle souhaite voir examiner dans le cadre
de la réforme en cours (http://www.halde.fr/Femmes-discriminees-dans-le,13814.html). Il faut
saluer cette démarche qui attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de corriger les
inégalités entre hommes et femmes à la fois dans l’emploi et dans la retraite. Mais les mesures
proposées, même si elles représentent un petit pas en avant, ne sont pas à la hauteur de
l’ampleur et de la persistance des inégalités à combattre, comme on va le voir.



La réforme des retraites sous la tutelle des marchés financiers (Travail, Retraite)

sur le site de l’Apex le 16/09/2010
lundi 20 septembre 2010

http://www.apex.fr/web/la-reforme-des-retraites-sous-la-tutelle-des-marches-financiers.html

La plus grande discrétion entoure le rapport insidieux entre les marchés financiers et la posture intransigeante du gouvernement sur les retraites. Car, chacun sait que l’argument sur le ratio actifs/retraités et les déficits afférents ne vaut que comme un paramètre parmi d’autres dont le taux d’emploi, l’assiette de cotisations, l’évolution démographique, etc. Pourquoi, le gouvernement refuse-t-il, droit dans ses bottes, d’engager un débat sérieux sur ces questions et fige d’autorité les deux bornes à 62 et 67 ans.



"Retraite des femmes : le mensonge comme seul argument" par Martine Billard, députée (PG), Danièle Bousquet, députée (PS), Marie Georges Buffet, députée (PCF), Christiane Marty, membre du Conseil scientifique d’ATTAC, Anny Poursinoff, députée (Les verts). (Travail, Retraite)

LEMONDE.FR 17.09.10
vendredi 17 septembre 2010

Sourd à l’hostilité de la population à la réforme des retraites, le gouvernement maintient son projet, en l’amendant de quelques mesurettes sur la pénibilité ou les carrières longues. Contre les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes, pourtant très importantes, rien n’est prévu. Eric Woerth en conteste même la réalité et tient des propos lénifiants sur l’évolution de la situation, en niant les conséquences particulièrement négatives qu’aurait son projet sur les femmes. Sur cette question, son discours se réduit à deux arguments, basés sur l’hypocrisie et le mensonge.

Hypocrisie quand il répète que "la retraite n’a pas vocation à corriger l’ensemble des inégalités existant dans l’emploi". Certes, mais elle n’a surtout pas vocation à les amplifier. Or c’est le cas :



Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 531492

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Dossiers  Suivre la vie du site Travail, Retraite   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.6 + AHUNTSIC

Creative Commons License